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Fig.
1 L'ARMEE IMPERIALE JAPONAISE LE 7 DECEMBRE 1941
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1er ministre
/ ministre de la guerre : Gal Hideki Tojo
Chef d'état-major
de l'armée de terre : Gal Sugiyama
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COMMANDEMENTS [2]
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Déploiement
Objectif initial
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DI
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COMPOSITION
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Grand
quartier général impérial
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Gal
Sugiyama
QG
Tokyo
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Métropole
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4
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7e,
52e, 53e, 54e DI
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Force
expéditionnaire de Chine
|
Gal
Okamura
QG
Shanghai
|
Chine
continentale
|
23
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3e,
4e, 6e, 11e, 13e,
15e, 17e, 20e, 22e,
26e, 27e, 32e, 34e,
35e, 36e, 37e, 39e,
40e, 41e, 51e, 104e,
110e, 116e DI
|
Armée
du Kwantung
|
QG
Port Arthur
|
Mandchoukouo
Corée
|
13
|
1e,
8e, 9e, 10e, 12e,
14e, 19e, 23e, 24e,
25e, 28e, 29e, 57e DI
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Groupe
d'armées du Sud :
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Gal
Isaishi Terauchi
QG
Haiphong
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Possessions
occidentales
|
(11)
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Contrôle :
1e brigade paras, unités amphibies, unités détachées
(Kimura, Miura, Tanaka, Kanno, 142e RI)
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|
-
14e Armée
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Lt
Gal Homma
QG
Chilung
|
Philippines
|
3
|
16e,
21e, 48e DI, 65e brigade
indépendante
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|
-
15e Armée
|
Lt
Gal Iida
QG
Pnom Penh
|
Thaïlande
Birmanie
|
3
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33e et
55e DI - 56e DI à Hanoi
|
|
-
16e Armée
|
Lt
Gal Imamura
QG
Palau
|
Indes
orientales
|
2
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2e DI
- 144e Régiment - 38e DI (à Hongkong,
relevant initialement de la 23e armée)
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|
-
25e Armée
|
Lt
Gal Yamashita
QG
Hainan
|
Malaisie
|
3
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5e et
18e DI, Division de la Garde impériale
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Le conflit se durcissant
et le Japon perdant peu à peu l'initiative stratégique à partir
de l'été 1942, les insuffisances d'effectifs se font jour et
amènent une amplification du processus de mobilisation. Le plan
de mobilisation de 1944 marque à cet égard une accélération profonde
de l'effort militaire du Japon. A la fin de l'année, malgré les
pertes enregistrées, l'effectif de l'armée est porté à 5 millions
d'hommes. Le nombre des grandes unités terrestres, qui a progressé d'environ
50% par rapport à 1943, approche désormais la centaine de divisions.
Les services de renseignement américains évaluent à cette époque
le potentiel de renforcement de l'armée de terre japonaise à plus
de deux divisions par mois, 500.000 hommes par an.
En octobre
1944, une large part de l'armée japonaise est encore absorbée
par le front chinois et l'observation de la frontière soviétique.
Elle déploie pour l'essentiel huit divisions en métropole, près
de trente en chine, une dizaine à l'armée du Kwantung, une quinzaine
pour défendre le secteur des Philippines, une demi-douzaine à Taiwan
et Okinawa, un quinzaine enfin en Indochine, Malaisie et sur
le front birmano-indien où un suprême effort pour envahir l'Assam
et défaire le SEAC [3] en mars avril avait échoué (batailles
d'Imphal et Kohima). Le restant est réparti dans les autres positions
encore occupées par le Japon dans les Indes néerlandaises ou
isolé dans les mers du sud, à Truk, Rabaul, dans les îles Palau
ou en Nouvelle Guinée.
Malgré la
quasi annihilation de la flotte combinée japonaise en 1944-45
(Batailles de la mer des Philippines et du golfe de Leyte, sacrifice
du cuirassé géant Yamato à Okinawa, raids sur les ports japonais),
l'armée dispose de ressources encore importantes pour faire face à l'invasion
de l'archipel métropolitain. L'apparition des Kamikaze [4] cette
année là et la raideur fanatique avec laquelle le simple soldat
japonais s'accroche au terrain quelles que soient les circonstances,
lançant les tristement fameuses attaques "Banzaï [5]",
expressions suicidaires de conceptions tactiques dépassées, expliquent
pour une large part la décision américaine de procéder au double
bombardement atomique d'Hiroshima et de Nagasaki [6].
Les
divisions d'infanterie japonaises
L'organisation
des divisions japonaises est le fruit des spécificités du théâtre
d'opération du Pacifique et de l'Asie de l'est et du sud-est.
Ainsi,
l'arme blindée qui connaît son apogée en Europe à la même époque
reste cantonnée à un rôle supplétif dans les combats. Malgré une
utilisation ponctuelle décisive sur certains fronts comme en
Birmanie, cette arme reste secondaire dans la conduite générale
des opérations.
Les doctrines
de combat tant offensives que défensives sont pour l'armée japonaise
fondées sur l'élan ou la résistance aveugle de son infanterie.
Ainsi, tandis que les dotations de matériel lourd aux unités
font souvent pâle figure auprès de leurs équivalents Anglais
et surtout Américains, l'armée n'accorde-t-elle au développement
des blindés qu'une attention limitée. De fait, les engins produits,
dont les modèles Chi - nu, Chi - he, Chi - ha et le plus
répandu, le modèle moyen Chi - ri type 97 ne dépassent
pas les performances de leurs équivalents occidentaux du début
de la guerre, particulièrement en matière de blindage. Certains
modèles comme le Ka - chi amphibie dérivé du Chi - nu jouent
néanmoins un rôle non négligeable dans les opérations d'invasion
du début de la guerre.
C'est
pourquoi la quasi-totalité de l'armée japonaise est composée
de divisions d'infanterie le plus souvent à fort effectif et
dont l'organisation vise à une certaine modularité. En effet,
sans atteindre la souplesse des Kampfgruppen allemands issus
de la nécessité des dernières années de la guerre en Europe,
une certaine conception modulaire caractérise les unités japonaises.
Les unités organiques entrant dans la composition des divisions
relèvent de trois catégories générales A, B et C. Le type B étant
l'organisation standard, le type A représente une unité renforcée
et le type C une unité spécialement organisée et dotée des moyens ad - hoc pour
une mission particulière. Aucune règle absolue n'existe dans
l'organisation et la dotation de ces unités qui dépendent des
circonstances, de la zone d'opération et bien sûr des moyens
disponibles.
La division
d'infanterie japonaise "ordinaire du type B affiche
un effectif de 20.000 hommes, son équivalent renforcé du type
A, environ 24000. Les divisions "spéciales" ou type
C forment la majorité des forces d'invasion en 1941 - 1942 par
l'adjonction de nombreuses sous-unités ad - hoc, telles
que bataillons blindés, de mitrailleurs ou de batteries d'artillerie
supplémentaires. Ainsi, la division de la Garde impériale qui
procède à l'invasion de la Malaisie par voie de terre dispose
t-elle d'une dotation presque double par rapport à la division
standard.
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