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Ordre
de bataille
L'intervention
japonaise de 1945
Malgré les
défaites contre les Américains dans le Pacifique Central, l'armée
japonaise s'avèrent encore capable de monter une offensive terrestre
de grande ampleur contre les forces chinoise mais aussi en direction
de l'Inde au cours de l'année 1944. Si la seconde est bloquée
avec difficulté par l'armée britannique, les forces chinoises
doivent se replier vers l'intérieur du pays. Tout au long de
cette offensive, l'Indochine constitue une base arrière vitale
pour le Japon dont le trafic maritime succombe sous les coups
des sous-marins américains.
Alors qu'une brigade
d'Extrême-Orient et un corps léger d'intervention
sont en cours de constitution en Afrique
du Nord et à Madagascar, les unités françaises
en Indochine reçoivent pour mission de
résister le plus longtemps possible en
cas d'agression japonaise puis de prendre
le maquis en attendant le parachutage des
premiers renforts. L'attaque japonaise
se déclenche le 9 mars, surprenant le plus
souvent des garnisons françaises lassés
par la multiplication des alertes.

Les
trois bataillons de légionnaires du 5e REI vont réussir à conserver
leur cohésion pendant la retraite
A Langson,
les légionnaires du peloton motorisé du sous-lieutenant Duronsoy
sont massacrés sur le glacis du fort Brière de l'Isle. Le capitaine
Fenautrigues et 120 légionnaires restent bloqués dans la citadelle
d'Hanoï où ils résistent pendant plusieurs heures sous l'impulsion
des adjudants-chefs Roman et Demont. Le capitaine tombe parmi
les premiers et la moitié de l'effectifs est mis hors de combat.
A Tong, les Japonais massacrent à la baïonnette et au sabre le
personnel des services. Partout, des soldats français sont assassinés
après leur reddition. Certaines rares garnisons réussissent à tenir
quelques jours, sans espoir d'être secourues. Au Tonkin, le colonel
Alessandri conduit les troupes françaises, réduites à 6.000 Européens,
dans une longue retraite de plus de 800 kilomètres vers la région
du Yunnan encore tenue par les Nationalistes chinois et les Américains.
Le 2 mai, après 57 jours de marches et de combats incessants,
la frontière est franchit. 2.129 Européens sur 14.000 sont tués
lors de cette courte campagne. La plupart des troupes autochtones
se sont évanouies dans la nature. En se montrant incapable de
défendre l'Indochine, la France a perdu l'essentiel de son prestige.
La porte est ouverte pour le Viet Minh de Ho Chi Minh.
(cf. article "Guerre d'Indochine,
le contexte initial")
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