L'Indochine française pendant la Seconde Guerre mondiale
par Jean-Philippe LIARDET, dr

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Ordre de bataille

 

Les accords de septembre 1940

Jusqu'en juin 1940, le port de Haïphong voit transiter l'aide américaine à la Chine au rythme de 10.000 tonnes par mois. Dès la défaite de la France, le gouvernement japonais demande la cessation immédiate de ces opérations. Le général Catroux, gouverneur-général de l'Indochine et futur Français libre ne peut faire autrement que d'obtempérer pour protéger les 25.000 Français qui résident dans ce pays de 23 millions d'habitants. En juillet il est remplacé par l'amiral Decoux qui tente d'obtenir sans succès des Etats-Unis les moyens de moderniser l'armement des forces françaises.
En septembre 1940, le gouvernement de Vichy accorde au Japon l'autorisation de stationner et de faire transiter des unités en Indochine. La présence japonaise est limitée à 25.000 hommes dont 6.000 dans les bases désignées. En dehors de cet accord, les forces aériennes, navales et terrestres japonaises ne peuvent opérer sur le territoire français sans l'accord de Vichy.
Mais à peine quelques heures plus tard, la 5e division d'infanterie japonaise traverse en trois endroits la frontière entre la Chine et l'Indochine aux alentours de Langson. Renforcée par des chars et des unités de soutien, elle bouscule les défenses françaises. La 2e brigade du général Mennerat ne peut opposer que 5.000 hommes aux 30.000 du général Nakamura. Elle comporte cinq bataillons d'infanterie (5e régiment étranger d'infanterie, 3e régiment de tirailleurs tonkinois et 9e régiment d'infanterie coloniale), quelques chars, des pièces de 75 et de 155. L'attaque sur Langson commence le 22 septembre dans la soirée. La garnison reçoit l'ordre de tenir la ville à tout prix et se retrouve rapidement encerclée. Elle capitule le 25.
Les réserves françaises tentent de barrer la route d'Hanoï mais le 26 des troupes japonaises débarquent au sud d'Haïphong. Une force de 4 500 hommes soutenues par des chars s'avance vers la ville qui est violemment bombardée et prise d'assaut.


rien ne peut arrêter l'avancée des chars japonais

Dès le 23, le gouvernement de Vichy demande la cessation des hostilités et le respect des accords signés. Deux jours plus tard l'empereur Hirohito ordonne le cessez-le-feu. Les Japonais conservent les bases aériennes de Gia Lam, Lao Kay et Phu Lang Thuong et une garnison à Hanoï et Haïphong. Elles s'avéreront décisives lors de la campagne de Malaisie.

 

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