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Le
31 juillet, les troupes américaines percent
le front allemand de Normandie à Avranches, profitant de
la concentration de la plupart des Panzer-Division autour de Caen
où elles font face aux forces britanniques. La contre-attaque
de Mortain, effectuée avec moins de 150 chars est un échec
contre un ennemi qui dispose d’une écrasante supériorité aérienne.
Hitler demande cependant à ses généraux de
la renouveler pour rétablir le front alors que la 3e armée
américaine du général Patton progresse déjà en
direction de Laval. Les forces alliées ont alors l’occasion
d’encercler l’essentiel des forces allemandes en Normandie
autour de Falaise. Patton reçoit l’ordre de remonter
avec prudence vers Alençon, tandis que Montgomery demande à la
1re armée canadienne de dépasser Falaise et d’avancer
vers Argentan. Les deux armées doivent se rejoindre à mi-chemin
sur la limite des secteurs définis pour les armées
britanniques et américaines.

Rassemblement
d’un convoi de chars Sherman
de la Division Leclerc dans un pré.
Au premier plan, le
Maurienne portant le N°29.
(Copyright Conseil Régional
de Basse-Normandie / National Archives USA)
Mais
alors que les six divisions engagées par Patton, dont
la 2e division blindée française, avancent pratiquement
sans opposition, les Canadiens rencontrent une violente résistance
et doivent suspendre leur attaque. Le 12, les Américains
prennent Alençon et des éléments de la 2e
DB française poussent jusqu’à Argentan, à 35
kilomètres des forces britanniques. Malgré les
demandes de Patton, Bradley lui refuse l’autorisation d’avancer
vers Falaise. La coordination entre les Alliés reste difficile.
Les Allemands vont saisir leur chance. Le 14, le général
Eberbach demande l’autorisation de se replier derrière
la Seine mais dès la veille, il fait retraiter les unités
des services et de ravitaillement. Alors que Bradley et Montgomery
continuent à agir sans se concerter, Hitler autorise le
16 une réajustement limité du front puisqu’il
faut continuer à tenir Falaise. 90.000 hommes appartenant à 14
divisions sont encore présents dans la poche en formation.
Montgomery pense que celle-ci est fermée le 17 par les
Canadiens et les Polonais mais une brèche de plusieurs
kilomètres
subsiste encore deux jours. Par ailleurs, Bradley change d’avis
et demande maintenant au gros de ses troupes de progresser vers
l’est pour établir des têtes de pont sur la
Seine.

Un
convoi allemand détruit dans un chemin à 8
km à l’ouest de Sées. Au premier plan, un Panzer
IV.
(Copyright Conseil Régional de Basse-Normandie / National
Archives USA)
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