Les brigades de choc de Tito

par Philippe NAUD

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En ce qui concerne les bataillons de choc (voir figure 2), ils sont au minimum au nombre de quatre avec une organisation très variable. Chaque bataillon possède un petit état-major et ses propres services ; il peut donc opérer d'une manière autonome si nécessaire. Son effectif ne doit pas dépasser 300 hommes afin de conserver une grande mobilité et de ne pas représenter un fardeau logistique trop important. Il regroupe les unités suivantes :
- une compagnie de mitrailleuses de 4 à 8 pièces, si suffisamment d'armes sont disponibles, et, parfois, une section de mortiers moyens (81 mm) ;
- le gros du bataillon aligne trois à quatre compagnies de partisans avec chacune trois sections de deux ou trois groupes de combat. Un groupe doit comporter au moins un fusil-mitrailleur ou une mitrailleuse légère. En outre, des mortiers légers sont présents au niveau de la compagnie...s'ils existent en nombre suffisant. Il s'agit en général de lance-grenades italiens Brixias de 45 mm. Par ailleurs, un commissaire politique existe dans chaque compagnie, assisté par un délégué dans chaque section ; l'encadrement politico-idéologique est donc très étroit, malgré les consignes de modération de Moscou, soucieux de ne pas effrayer les Anglais.
Quant à la "compagnie d'escorte", en fait la compagnie d'appui, c'est souvent la seule unité de la brigade à disposer d'armes lourdes. Là aussi, l'organisation n'est pas fixe (voir figure 2):


- on trouve autant de sections de mitrailleuses, avec au minimum deux pièces, qu'il y a de bataillons de choc. Ces sections sont généralement rattachées aux bataillons et opèrent sous leur contrôle ;
- une section regroupe les mortiers légers disponibles, souvent répartis eux-aussi dans les bataillons lors des opérations ;
-une section de mortiers moyens est à la disposition de l'état-major de la brigade.

L'artillerie compte de une à douze pièces (un bataillon) quand elle n'est pas inexistante. Les canons sont le plus souvent italiens, capturés à la suite de combats victorieux. Les pièces de 47 mm antichars, 65 mm d'infanterie et 75 mm de montagne, toutes démontables et légères, sont particulièrement appréciées.
Enfin, il est même prévu de former des unités motorisées si cela est possible et nécessaire. Rappelons que les partisans se dotent très tôt d'unités blindées. Ils capturent leur premier char, un Hotchkiss H-39 français réutilisé par les Allemands dès septembre 1941
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