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En
ce qui concerne les bataillons de choc (voir figure 2), ils sont
au minimum au nombre de quatre avec une organisation très
variable. Chaque bataillon possède un petit état-major
et ses propres services ; il peut donc opérer d'une manière
autonome si nécessaire. Son effectif ne doit pas dépasser
300 hommes afin de conserver une grande mobilité et de
ne pas représenter un fardeau logistique trop important.
Il regroupe les unités suivantes :
- une compagnie de mitrailleuses de 4 à 8 pièces, si suffisamment
d'armes sont disponibles, et, parfois, une section de mortiers moyens (81 mm)
;
- le gros du bataillon aligne trois à quatre compagnies de partisans
avec chacune trois sections de deux ou trois groupes de combat. Un groupe doit
comporter au moins un fusil-mitrailleur ou une mitrailleuse légère.
En outre, des mortiers légers sont présents au niveau de la compagnie...s'ils
existent en nombre suffisant. Il s'agit en général de lance-grenades
italiens Brixias de 45 mm. Par ailleurs, un commissaire politique existe dans
chaque compagnie, assisté par un délégué dans chaque
section ; l'encadrement politico-idéologique est donc très étroit,
malgré les consignes de modération de Moscou, soucieux de ne
pas effrayer les Anglais.
Quant à la "compagnie d'escorte", en fait la compagnie d'appui,
c'est souvent la seule unité de la brigade à disposer d'armes
lourdes. Là aussi, l'organisation n'est pas fixe (voir figure 2):

- on trouve autant
de sections de mitrailleuses, avec au minimum deux pièces,
qu'il y a de bataillons de choc. Ces sections sont généralement
rattachées aux bataillons et opèrent sous leur
contrôle ;
- une section regroupe les mortiers légers disponibles, souvent répartis
eux-aussi dans les bataillons lors des opérations ;
-une section de mortiers moyens est à la disposition de l'état-major
de la brigade.
L'artillerie
compte de une à douze pièces (un bataillon) quand
elle n'est pas inexistante. Les canons sont le plus souvent italiens,
capturés à la suite de combats victorieux. Les
pièces de 47 mm antichars, 65 mm d'infanterie et 75 mm
de montagne, toutes démontables et légères,
sont particulièrement appréciées.
Enfin, il est même prévu de former des unités motorisées
si cela est possible et nécessaire. Rappelons que les partisans se dotent
très tôt d'unités blindées. Ils capturent leur premier
char, un Hotchkiss H-39 français réutilisé par les Allemands
dès septembre 1941.
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