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Par
ailleurs, la réorganisation des partisans s'accompagne
de la mise sur pied d'une troupe d'élite, exemple de discipline
et d'efficacité pour les autres unités. A cette
fin, le 21 décembre 1941, le comité central du
PCY décide la création de la première brigade
de choc prolétarienne de libération nationale.
L'unité regroupe plusieurs bataillons venant de différentes
régions (Bosnie, Serbie, Monténégro), affirmant
ainsi le caractère multinational des partisans. Elle se
voit attribuer un drapeau marqué de la faucille, du marteau,
de l'étoile rouge et portant le nom de la brigade. De
plus, chaque bataillon reçoit un emblème similaire
mais plus petit. La dimension idéologique est donc pleinement
revendiquée.
En
février 1942, après l'installation des partisans à proximité de
Sarajevo, l'organisation définitive des brigades de choc
est promulguée (voir figure 1).
Les brigades sont formée de combattants "en acier trempé",
volontaires, expérimentés et prêts à servir partout
en Yougoslavie. Ces unités mobiles constituent le noyau de la future
armée populaire. Servir dans ces brigades est le plus grand honneur
qui puisse échoir à un combattant même si une discipline
de fer y règne. En effet, des cours martiales de 3 à 5 personnes
sont prévues jusqu'au niveau du bataillon et des partisans issus du
rang sont appelés à y siéger.
Chaque
brigade - une deuxième est créée en mars
- a une organisation complexe mais très souple.
Elle compte tout d'abord une compagnie de commandement formée de cinq éléments
:

- un état-major composé d'un chef militaire, d'un commissaire
politique et de leurs adjoints qui doivent travailler et prendre leurs décisions
en commun. Les commissaires politiques sont "l'âme des unités
(.) les représentants du peuple et les gardiens de ses intérêts" mais
leurs tâches demeurent avant tout à caractère politique
et idéologique.
- un peloton de cavalerie de 30 hommes commandé par un sergent et destiné à remplir
des missions de reconnaissance ;
- un peloton de transmissions regroupe les courriers, les téléphones
et les radios disponibles ;
- un peloton de pionniers avec un certain nombre de groupes de spécialistes
: sapeurs, troupes d'assaut, saboteurs, etc. ;
- une équipe "culturelle", ou plutôt de propagande,
veille sur le moral des troupes en organisant des débats, en présentant
des pièces de théâtre, en publiant des tracts, etc. ;
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