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Le
bilan
Quand
Rommel et ses hommes pénètrent dans la place au matin, il capture
845 hommes, dont de nombreux blessés. Les pertes totales restent
encore de nos jours difficiles à évaluer mais la 13e DBLE ne
perd que 14 morts et 17 blessés durant le siège contre 11 tués,
32 blessés et 152 disparus lors de la sortie. Celles de la garnison
sont d'environ 300 tués, 250 blessés et un millier de prisonniers.
En face, les pertes
allemandes et italiennes du fait des Français
sont de 52 chars, 11 automitrailleuses,
7 avions, près de 300 prisonniers et probablement
quelques centaines de tués et de blessés.
Mais cette résistance prolongée pèse beaucoup
plus lourd que ces simples chiffres.
Le 21 juin, Rommel
s'empare sans difficulté de Tobrouk où il
trouve une masse considérable de véhicules
et de ravitaillement. La 8e armée est en
pleine déroute et la poursuite continue
jusqu'à El Alamein. Néanmoins, les forces
allemandes et italiennes ont beaucoup souffert
et n'arrivent pas à percer cette dernière
ligne de défense avant Alexandrie et le
Caire. Les quelques jours perdus devant
Bir Hakeim compteront alors d'un poids
certain dans le cours des événements.
Une fin de campagne difficile
Une
réorganisation nécessaire
Avec
seulement 693 hommes valides, le lieutenant-colonel Amilakvari
doit se résoudre à dissoudre le 3e bataillon. Au mois de juillet,
la 2e brigade française libre rétrocède le 1er bataillon de la
13e DBLE à la 1re brigade. Celle-ci dispose alors de 1 274 hommes
répartis de nouveau en deux bataillons. L'unité doit être entièrement
rééquipée car peu d'armes lourdes ont été sauvées lors de la
sortie.
Pendant ce temps,
les combats font rage sur la ligne de défense
d'El-Elamein où la 8e armée réussit à bloquer
l'avance de Rommel au prix de lourdes pertes
puis tente sans succès de reprendre l'initiative.
Le 30 août, Rommel échoue de nouveau en
face d'un nouvel adversaire, le général
Montgomery.
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