Bir Hakeim 1942
, Les Français Libres contrarient les plans de Rommel
par Jean-Philippe Liardet, dr

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Le bilan

Quand Rommel et ses hommes pénètrent dans la place au matin, il capture 845 hommes, dont de nombreux blessés. Les pertes totales restent encore de nos jours difficiles à évaluer mais la 13e DBLE ne perd que 14 morts et 17 blessés durant le siège contre 11 tués, 32 blessés et 152 disparus lors de la sortie. Celles de la garnison sont d'environ 300 tués, 250 blessés et un millier de prisonniers.
En face, les pertes allemandes et italiennes du fait des Français sont de 52 chars, 11 automitrailleuses, 7 avions, près de 300 prisonniers et probablement quelques centaines de tués et de blessés. Mais cette résistance prolongée pèse beaucoup plus lourd que ces simples chiffres.
Le 21 juin, Rommel s'empare sans difficulté de Tobrouk où il trouve une masse considérable de véhicules et de ravitaillement. La 8e armée est en pleine déroute et la poursuite continue jusqu'à El Alamein. Néanmoins, les forces allemandes et italiennes ont beaucoup souffert et n'arrivent pas à percer cette dernière ligne de défense avant Alexandrie et le Caire. Les quelques jours perdus devant Bir Hakeim compteront alors d'un poids certain dans le cours des événements.

 

Une fin de campagne difficile

Une réorganisation nécessaire

Avec seulement 693 hommes valides, le lieutenant-colonel Amilakvari doit se résoudre à dissoudre le 3e bataillon. Au mois de juillet, la 2e brigade française libre rétrocède le 1er bataillon de la 13e DBLE à la 1re brigade. Celle-ci dispose alors de 1 274 hommes répartis de nouveau en deux bataillons. L'unité doit être entièrement rééquipée car peu d'armes lourdes ont été sauvées lors de la sortie.
Pendant ce temps, les combats font rage sur la ligne de défense d'El-Elamein où la 8e armée réussit à bloquer l'avance de Rommel au prix de lourdes pertes puis tente sans succès de reprendre l'initiative. Le 30 août, Rommel échoue de nouveau en face d'un nouvel adversaire, le général Montgomery.

 

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