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annexes
Destination le Rhin
Le
24 Janvier 1945, la Division à la "Tête d'Indien" reprit
sa marche en avant vers l'Est avec la même mission: retraverser
la Ligne Siegfried, s'assurer des barrages de la rivière Roer et
ouvrir la route pour une percée de blindés jusqu'au RHIN.
La
Division retraversa les villages de WIRTZFELD, KRINKELT
et ROCHBRATH et franchit à nouveau les défenses de la Ligne
Siegfried le 31 Janvier. Vers minuit, les éléments avancés
du 9ème Régiment se trouvèrent à la hauteur de WEHLERSCHE, lieu
que la 2e D.I. avait difficilement conquis en Décembre
44 et qu'elle avait abandonné en raison de l'offensive allemande.
En Février, les G.I.'s continuèrent leur progression vers
la Roer tout en capturant un matériel considérable. Plusieurs
villages tombèrent entre les mains des Américains. Ils atteignirent
enfin SHLEIDEN.
Le
Ve Corps d'Armée traversa la Roer le 28 Fèvrier
mais ne put empêcher les Allemands d'ouvrir les portes de deux
des écluses des barrages. L'inondation ralentit l'avance de la
Division mais ne la stoppa pas. Le 2 Mars, les premiers éléments
de la 1ère Armée atteignaient le RHIN.
Le
4 Mars GREMUND tombe aux mains des 9e et 38e R.I.
La Division "Indian Head" fonça vers le Rhin en
parcourant 55 kilomètres en cinq jours. La rapidité de cette
avance surprit et abasourdit les Allemands, de nombreux villages
furent ainsi traversés et la rivière Ahr, dernier obstacle
fluvial avant le Rhin, franchie par le 23e R.I.
La résistance allemande s'effondrait, les soldats de la Wehrmacht,
hagards, affamés, las de faire la guerre, se rendaient par centaines.
Le
10 Mars, la 2e Division d'Infanterie atteignait
le RHIN. Elle fut chargée de protéger la traversée du fleuve
par les convois de troupe et d'approvisionnement de la 1re Armée
sur la rive gauche, son artillerie prenant à son compte la protection
de la tête de pont de REMAGEN. Ce temps d'arrêt permit aux soldats
de la Division de se reposer un peu et de se détendre dans cette
vallée magnifique, avec ses châteaux chargés d'Histoire, ses
stations thermales, ses vignobles ensoleillés et ses collines
en pente douce, qui, avant-guerre, avaient été un haut lieu du
tourisme allemand.
L'Allemagne Centrale
Les
Allemands qui maintenant s'opposaient à l'avance américaine n'avaient
plus rien de commun avec les soldats aguerris que la Division
avait combattu en Normandie puis dans les Ardennes.
C'étaient les restes, hâtivement rassemblés, d'une armée brisée
et en déroute, complétés par des troupes inexpérimentées appelées
la "Volksturm" et aussi de personnel des services
non combattants comme de tout un assortiment de blessés, de malades
ou de traînards qui furent rapidement faits prisonniers à mesure
de la progression des Alliés.
À GÖTTINGEN,
ville célèbre par ses Universités, la Division investit 22 hôpitaux
où elle libéra des blessés américains, et s'empara d'un terrain
d'aviation où elle récupéra plusieurs appareils alliés précédemment
capturés par l'ennemi.
Le
9 avril la Grande Unité reprit sa progression. Le même scénario
se répétait. La radio allemande mettait en garde les civils des
dizaines de villes et de villages traversés drapeaux blancs aux
fenêtres: "Achtung panzers". Les blindés fonçaient,
détruisant les nids de résistance sporadique. Quant à l'infanterie,
elle réduisait les poches ennemies isolées. Des milliers de soldats
allemands se rendirent (87.000 en une semaine)
À l'approche
des villes de LEVNA et de MERSEBURG, villes "privilégiées" par
l'aviation anglo-américaine (les aviateurs avaient surnommé cet
endroit l' Allée des Éclairs à cause de l'intensité du
tir de mille pièces anti-aériennes), la 2e D.I.
se heurta à une plus forte résistance. En effet, dans ces deux
agglomérations se trouvaient les plus importants centre de production
de caoutchouc synthétique et d'essence du Reich.
Après
quelques forts accrochages de-ci de-là, les Américains contournèrent
la ceinture de D.C.A. et se dirigèrent vers le Sud en direction
du fleuve l'ELBE pour prendre LEIPZIG. La progression fut plus
lente que prévue car les routes étaient encombrées de réfugiés.
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