page
1 - page 2 - page
3 - page 4 - page 5 - page
6 - page 7 - page
8
annexes
La bataille des Ardennes Belges
Le
16 Décembre 1944, l'offensive américaine projetée pour la prise
des barrages est annulée à la surprise générale des Alliés. La
VI. Armée blindée SS allemande, forte de 250.000 hommes, composée
d'unités blindées et mécanisées attaque les Alliés sur un front
de 70 km sous le couvert d'un épais brouillard et se rend maître
de plusieurs positions de la 1re Armée américaine.
La 2e DI se porte en renfort à la 99e Division
américaine durement éprouvée par la 1re et 12e Divisions
de Panzers.
Le
Général ROBERTSON donne l'ordre aux bataillons des 9e et
38e R.I. qui avaient profondément pénétrés en Allemagne
pendant l'offensive, de se désengager de cette opération et de
se replier sur la chaîne d'Elsenborn. Pour réussir cette
manuvre, le personnel non combattant des différents services
de la Division se retrouva en première ligne.
Grâce
au pilonnage intense et précis de son artillerie et à l'excellente
organisation de ses moyens de liaisons comme de communications,
la "Second to None" tient bon, ce qui lui évita
d'être entraînée dans une débâcle et lui permit de s'installer
sur de nouvelles positions hâtivement aménagées. Ceci malgré un
froid intense, le terrain gelé et les nombreux déplacements d'autres
unités se retirant précipitamment de la zone de ROCHBRATH et
de WIRTZFELD. Ce qui empêcha l'ennemi d'avoir accès aux routes
allant vers l'Ouest, le but de la 6e Armée allemande étant
d'occuper les carrefours menant aux immenses dépôts de matériels
et surtout de carburants U.S. de LIÈGE, et d'atteindre la Meuse.
De nombreuses unités américaines se trouvèrent encerclées. Un
tiers seulement des effectifs de la 99e Division
réussit à rejoindre les lignes quand la 2e DI se
déplaça sur la zone de ROCHBRATH plus apte à la défense pour
enrayer la progression des chars ennemis.
Le
Haut Commandement allemand voulant abréger cette offensive à tout
prix ordonna au Général SS Oberst "Seep" DIETRICH
d'éliminer les Américains et de faire une percée sur la Meuse.
Malgré les tentatives répétées de deux divisions de Volksgrenadier et
d'une division de Panzers SS pour percer vers la route
vitale d'Elsenborn - Eupen, la 2ème Division US résista
avec opiniâtreté et les repoussa.
Dans
la nuit du 19 décembre, les 1re, 2e et
9e divisions américaines et ce qui restait de la
99e, durement touchées, se replièrent et se retranchèrent à nouveau
sur la chaîne d'Elsenborn. La Division à la"Tête
d'Indien" aidée de ce qui restait de la 99e enraya
l'offensive allemande en quatre jours de combat au lieu appelé BULGE (monticule)
empêchant l'ennemi d'accéder au réseau routier du Nord de la
BELGIQUE. Ce qui se fit au prix de 6.000 hommes hors de combat,
tués, blessés ou...pieds gelés.
Le
Général Courtney H. HODGES, Commandant la 1re Armée
adressa un message au Général ROBERTSON: "Félicitations.
Ce que la Seconde Division a accompli durant ces quatre derniers
jours restera gravé pour toujours dans l'Histoire de l'Armée
des États-Unis".
Tandis
que la Division aidait ainsi à contenir le front dans le Nord,
le Général PATTON lança une contre-offensive sur le flanc Sud
du dispositif allemand et progressa dans le froid, la neige et
la glace. Et quand enfin le brouillard se leva, les avions d'assaut
anglais et américains se remirent à mitrailler et bombarder sans
relâche les troupes ennemies et leur matériel. L'offensive allemande était
stoppée le lendemain de Noël. Le Général Von RUNDSTETT ne put
tenir la promesse faite à ses troupes qu'elles passeraient
Noël à PARIS...
L'ennemi
avait avancé en un point de 90 km vers l'Ouest et était parvenu à quelques
kilomètres de DINANT et de la Meuse. L'offensive d'Hitler avait échoué...
Les
Américains consolidèrent leurs défenses sur la chaîne d'Elsenborn et
toutes les attaques ennemies ultérieures s'y brisèrent. À la
mi-janvier la "Second to None" fit mouvement
pour participer à la reprise de ST WITH. Le 23e R.I.
se rendit maître du col d'Ondeval au prix de durs combats,
puis conquit IVELDINGEN le 19 janvier, pénétrant de 7 kilomètres
en territoire ennemi. Le Régiment avait fait 373 prisonniers
et tué 500 Allemands.
Pour
la seule Bataille des Ardennes, les pertes de la 1re Armée
américaine s'élevèrent à 75.522 hommes:
Loin
d'abattre le moral des Alliés, cette abomination ne fit que renforcer
leur détermination à vaincre le Nazisme et à venger leurs
camarades martyrs.
page
1 - page 2 - page
3 - page 4 - page 5 - page
6 - page 7 - page
8
annexes |