page
1 - page 2 - page
3 - page 4 - page 5 - page
6 - page 7 - page
8
annexes
La ligne Siegfried
"Ici, vous êtes
en Allemagne, vous êtes en territoire ennemi, RESTEZ VIGILANTS".
Ce
sont ces inscriptions portées sur des panneaux que les unités
combattantes de la 2e D.I. trouvèrent lorsqu'elles
arrivèrent pour prendre position en relève sur un front de 30
kilomètres en territoire allemand. Grand moment pour la Division
qui, vingt six années après, franchissait à nouveau la
frontière allemande...
Après
quelques jours de repos dans les environs de la ville de BREST,
la "Second to None" traversa la France et la
Belgique pour venir s'installer dans les Ardennes à la
frontière belgo-allemande face à la Ligne Siegfried (nom
tiré du drame lyrique de Wagner), ligne de fortifications en
béton armé dont se moquait une chanson franco-britannique de
1940: "nous irons tendre notre linge sur la ligne Siegfried...!" Ce
formidable ouvrage était le pendant de la Ligne Maginot française
(contournée par les allemands quatre ans auparavant...), à cette
différence qu'elle couvrait la frontière allemande de la Suisse
aux Pays-Bas. Le Quartier Général s'installa à ST VITH, station
touristique réputée d'avant-guerre.
Les
forêts de sapins ont remplacées les haies normandes. Le secteur
est calme. En prévision de l'hiver, les G.I.'s construisent
des abris confortables sur des terrains détrempés par les pluies
d'automne. La Division réintègre le Ve Corps de la
1èe Armée Américaine pour participer à la conquête
du territoire allemand. La Division occupait une longue chaîne
de collines très boisées connue sous le nom de Schnee Eifel.
Le Commandement Allié aménagea cette zone en un large front défensif,
le terrain fut parsemé de tranchées camouflées, de barbelés et
de champs de mines. La neige arriva en Novembre, il faisait froid,
le sol était boueux.
Après
plus de deux mois de patrouilles et de contacts avec l'ennemi,
la Grande Unité se déploya sur ELSENBORN, sa mission était de
s'emparer vers l'Est des barrages placés en aval de la rivière Buer dans
la région des Sept Lacs près de AACHEN (Aix la Chapelle),
cette ville allemande que les troupes américaines avaient prise
en octobre. Ces barrages constituaient une sérieuse menace pour
la progression des Alliés vers le Rhin, car il suffisait aux
Allemands de faire sauter les digues pour inonder la vallée et
neutraliser l'avance américaine. Mais pour atteindre ces barrages
il y avait un obstacle de taille: il fallait traverser la Ligne
Siegfried.
L'attaque
du Ve Corps vers les barrages démarre le 13 Décembre.
La 2e DI doit progresser vers WAHLERSCHEID puis
vers DREIBORN. Le Q.G. du Général ROBERTSON est à WIRTZFELD.
Pour mieux surprendre l'ennemi, les piper-cubs (avions
légers d'observation) sont maintenus au sol. Le 2e Bataillon
du 9e R.I. doit surprendre l'ennemi sans préparation
d'artillerie. Malgré une tempête de neige, l'avant-garde atteint
les premières fortifications en fin de soirée où elle est accueillie
par un feu nourri. Toute tentative d'attaque de jour pouvant
entraîner des pertes sanglantes, le 2e Bataillon
attaquera le 15 dans la nuit, réduisant les blockhaus les uns
après les autres et ouvrant une brèche sur trois kilomètres dans
la Ligne Siegfried face à WAHLERSCHEID permettant au 38e R.I.
de s'engouffrer dans la trouée. Le succès est en vue.
Le
2e Bataillon du 9e Régiment d'Infanterie
obtînt pour ce fait d'armes une Citation Présidentielle U.S.
:
"Malgré les
obstacles rencontrés dans une forêt épaisse enneigée,
les tirs nourris des casemates de l'artillerie et un ennemi déterminé,
le 2e Bataillon, Fer de Lance du 9e R.I.,
écrasa, détruisit 24 ouvrages et fit prisonniers 161 Allemands".
Pendant
cette avance, à quelques kilomètres de là, la 6e Armée
de Panzers commandée par le Général MÖDE se met en place pour
son offensive. Le nom de code donné par les Allemands à cette
offensive du désespoir en vue de tenter de sauver le IIIe Reich est
: "La Garde au Rhin".
page
1 - page 2 - page
3 - page 4 - page 5 - page
6 - page 7 - page
8
annexes |