La
2e division d'infanterie des
États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale
Extraits d'une étude de Gérard Journet, Délégué EST de l'Association Nationale des Anciens des Forces Françaises de l'ONU et du Régiment de Corée. Adaptation de M. Léon C. Rochotte.

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La libération de la ville de Brest

Le 19 août 1944, la 2e DI commandée par le Général ROBERTSON rejoint de nuit le VIIIe Corps d'Armée U.S. à LANDERNEAU, côté Est du dispositif qui doit permettre de prendre la ville de BREST. La 8e Division s'installe à PLABENNEC et la 29e au Sud de LANNILIS.

La prise du port facilitera l'arrivée des approvisionnements nécessaires à la marche en avant des Forces Alliées, mais la ville de BREST et ses environs étaient très fortifiés car au cours des quatre ans d'occupation, les Allemands avaient renforcé les défenses de casemates, de fossés antichars, de champs de mines, se superposant aux vieilles défenses datant de deux cents ans, le tout complété par un réseau de batteries anti-aériennes.

La mission du Général allemand Von RAMCKE, qui s'était retranché dans la ville avec 50.000 hommes, dont 4.000 parachutistes de la 2e Division de Parachutistes allemande, était de tenir trois mois afin d'immobiliser le plus grand nombre possible de troupes américaines....

Le 21 août, la 2e D.I. relève les Forces Françaises de l'intérieur du Groupement Finistère et la 6e Division Blindée U.S. Mais avant l'attaque de BREST par les trois divisions, le 38e Régiment d'Infanterie, entre le 23 et le 30 août, se rendit maître de la presqu'île de DAOULAS et de la cote 154 qui domine la ville.

L'offensive commença le 25 août. La division s'efforça de réduire les points d'appui avancés. Le 4 septembre, la ligne extérieure de défense ennemie est percée. Le 8, les trois régiments, reprenant l'attaque, s'enfoncèrent plus profondément dans la ville; la résistance allemande est toujours aussi vive, la progression se fait maison par maison. Le 13 septembre, la 8e D.I. fait mouvement sur la presqu'île de CROZON dont les batteries ennemies canonnent BREST, laissant ainsi la 2e DI et la 29e DI terminer le siège de la ville. Le 15, l'artillerie de la division harcela 24 heures sur 24 les positions de l'ennemi à l'intérieur du mur d'enceinte de la cité. Le 16, malgré la résistance opiniâtre des Allemands, la muraille édifiée par Vauban avec son large fossé représentant l'obstacle le plus redoutable, fut atteinte par la division qui y pénétra le 17.

Le 18 Septembre 1944, sur la Place Wilson, le Colonel allemand commandant la place de BREST se rendit au Général commandant la 2e D.I. Durant la Bataille de Brest, le VIIIe Corps d'Armée fit 37.382 prisonniers dont un tiers au compte de la Division. La Ville et ses installations portuaires était très endommagées. Le 3e Bataillon du 23e Régiment d'Infanterie reçut cette citation pour sa participation :

"La conquête de BREST reste un des plus grands faits d'armes de la Division
Ce fut un exploit parfaitement planifié et exécuté.
La Deuxième Division d'Infanterie se heurta à une défense de la forteresse
minutieusement préparée et appliquée."

Mais la Grande Unité perdit plus de 2.000 hommes dans ces combats.

 

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