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annexes
Élargissement de la tête de pont d'Omaha
Beach
Le
9 juin, pendant que d'autres unités de la 2e DI
procèdent au déchargement de péniches de débarquement, le 38e Régiment
d'Infanterie appuyé par son artillerie et par les pièces de gros
calibre du cuirassé USS Texas traverse la rivière Aure malgré la
dureté des combats, tandis que le 9e progresse de
son côté et prend RUBERCY. Le Quartier Général s'installe à FORMIGNY.
Le
10, après d'âpres combats de rue, TRÉVIÈRES est libérée. Ces
succès permirent au Ve Corps américain d'agrandir
la tête de pont. Puis des compagnies des deux régiments atteignirent
la ligne de chemin de fer Cherbourg - Paris. Dans la foulée,
le 9e coupe la route nationale Saint Lô - Bayeux.
Le 38e prend le village de CERISY et fait un nombre
important de prisonniers. La ligne de front avait avancé de 10
kilomètres
grâce aussi à l'action des avions d'assaut et des bombardiers
détruisant les dépôts d'approvisionnement et de matériel affaiblissant
la défense allemande. Pendant ce laps de temps, le 23e R.I. était
rassemblé au Sud de ST LAURENT SUR MER et la 2e DI
terminait son débarquement.
Le
12 Juin, la division se heurta à la 3e Division
de Parachutistes allemande retranchée dans le village de ST GEORGES
D'ELLE. Le 15, l'ennemi contre-attaque, Américains et Allemands
se battant au corps à corps et le 23e R.I. étant
contraint à une courte retraite. Le 16, le 38e,
progressant de haie en haie prend la colline 192, sentinelle
stratégique de Saint Lô, mais pour éviter d'être coupé du
reste de la division, il dut rebrousser chemin.
La
2e DI, comme toutes les troupes sur le front d'invasion,
arrêta sa progression, stoppés par la puissance des forces allemandes.
Mais l'objectif baptisé du nom de NEPTUNE avait été atteint:
celui de se rendre maîtres des plages.
La percée normande
La Second
to None consolida ses positions durement acquises. La ligne
de défense allemande s'étirait de la mer à la colline 192 et
continuait, vers l'Est, de BÉRIGNY à ST GERMAIN D'ELLE. Les
combats pour la prise de ST GERMAIN D'ELLE continuaient: cinq
fois le village dut être repris par l'infanterie américaine,
combats rendus difficiles et meurtriers en raison des nombreuses
haies enchevêtrées, de un à deux mètres de haut, parfois en
double rangée, et qu'il fallait traverser.
Le
11 juillet, la 2e DI reprend l'offensive. Les 23e et
38e régiments soutenus par une puissante artillerie,
de nombreux bombardements et par l'appui des chars et du génie
finirent par enlever la colline 192 et par se maintenir le long
de la route Saint Lô - Bayeux malgré l'obstination du
9e Régiment de Parachutistes allemand qui ne voulait
pas se rendre. Le 24 Juillet elle était à ST JEAN DES BAISANTS.
La
Bataille de Normandie se transforma en une guerre de poursuites
entre Américains et Allemands, ces derniers se retirant chaque
nuit vers de nouvelles positions qu'ils défendaient le jour suivant,
utilisant au mieux chaque accident de terrain en défensive (endroits
surélevés, ruisseaux), couverts par des tirs de mitrailleuse,
mortiers et artillerie. Le 6 août, la prise de VIRE à trente
kilomètres de SAINT LÔ, n'opposa que peu de résistance aux 2e et
29e divisions et le 15, le 38e Régiment
d'Infanterie s'emparait de TICHEBRAY.
Ces
combats pour la prise de SAINT LÔ marquèrent, pour la Second
to None, la fin de sa participation à la Bataille de Normandie.
Elle avait parcouru 70 kilomètres et fait 1.992 prisonniers en
68 jours de combats. Le Major Général Leonard T. GEROW, Commandant
le Ve Corps d'Armée fit ainsi l'éloge de la Division à la "Tête
d'Indien" :
"A livré sans
relâche des combats durs face à un ennemi obstiné.
Ce fut grâce à la persévérante détermination et au courage sans faille
des officiers et soldats de la Deuxième Division d'Infanterie
que la Bataille des Haies fut gagnée".
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