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ARTILLERIE: 21 régiments
(224 batteries de 6 pièces)
Les régiments à pied
sont à 12 batteries dont 5 partent en campagne, 4 sont
affectés à la défense des places et trois
restent en dépôt sauf pour les régiments
de la garde. Les régiments à cheval laissent 2
batteries en arrière et entrent en campagne avec les 6
autres. La réserve ainsi formée comprend 64 batteries.
Toutes les batteries sont à 6 pièces de 4, de 12
(réserve) ou mitrailleuses.
LIGNE : 19 régiments (212
batteries)
- 15 régiments à pied (180 batteries)
- 4 régiments à cheval (32 batteries)
GARDE : 2 régiments (12 batteries)
- 2 régiments à pied (12 batteries)
SOUTIEN : 6 régiments
- 3 régiments du génie et 3 régiments du train des équipages
L'organisation opérationnelle en août 1870
L'un des défauts les plus graves dans la conception française
fut certainement l'absence d'organisation permanente d'un niveau supérieur
au régiment en temps de paix. La campagne d'Italie face à l'Autriche
en 1859 avait faussement conduit le commandement à penser que l'improvisation
pouvait donner d'excellents résultats en permettant l'organisation d'unités
ad hoc en tout point du territoire en fonction des menaces. La seule exception était
la garde impériale et ponctuellement les forces rassemblées pour
les manouvres du camp de Chalons. C'est ainsi qu'au moment de la déclaration
de guerre à la Prusse, le commandement français est obligé de
constituer dans la précipitation les grandes unités (brigades
- divisions - corps d'armée) devant entrer en campagne. Cette imprévoyance
causa de très nombreux problèmes d'organisation et d'effectifs
présents sous les armes au début de la campagne. Sur un effectif
théorique de 600 000 hommes disponibles, environ 280 000 seulement purent être
rassemblés dans l'Est à temps pour les premières batailles.
L'armée de campagne, dite
armée du Rhin, est début août dispersée
en "cordon" tout au long des frontières en Alsace
et Lorraine. A l'ouverture de la campagne, elle est théoriquement
sous commandement unique de l'empereur.
Organisation de l'armée
du Rhin au 1er août 1870
(Bataillons - Escadrons
- Batteries (can/mitr) - Effectifs théoriques (réels))
Commandant en chef : L'empereur
Napoléon III (Nancy)
Ier Corps (4 DI) : Mal Mac
Mahon (Strasbourg)
52 - 28 - 20 (96/24) - 50000 (41000)
IIe Corps (3 DI) : Gal Frossard
(St Avold)
39 - 16 - 15 (72/18) - 35000 (26000)
IIIe Corps (4 DI) : Mal
Bazaine (Metz)
52 - 28 - 20 (96/24) - 50000 (40000)
IVe Corps (3 DI) : Gal Ladmirault
(Thionville)
39 - 16 - 15 (72/18) - 35000 (30000)
Ve Corps (3 DI) : Gal Failly
(Bitche)
37 - 16 - 15 (72/18) - 35000 (26000)
VIe Corps (4 DI) : Mal Canrobert
(Chalons)
49 - 24 - 20 (96/24) - 50000 (37000)
VIIe Corps (3 DI) : Gal Douay
(Belfort)
38 - 20 - 15 (72/18) - 35000 (23000)
Garde (2 DI) : Gal Bourbaki
(Nancy)
25 - 24 - 12 (60/12) - 25000 (23000)
Cav. de réserve (3 DC)
... - 48 - ... - 6000
Rés. d'artillerie
... - ... - ... - 16 (96)
TOTAL : 331 - 220 - 148 (636/156)
- 320000 (250000)
L'armée de campagne comprend
ainsi début août 26 divisions d'infanterie et 11
divisions de cavalerie disponibles dans l'Est.
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