page
1 - page 2 - page
3 - page 4 - page
5 - page 6 - page
7 - page 8 - page 9
La suite de
la campagne : vers Austerlitz
Apprenant
la capitulation, l'armée de Kutusov (40 000 hommes) retraite
vers Vienne au nord du Danube. Celui-ci s'aperçoit de la situation
isolée de la division Gazan (5 000) sur la rive gauche du
Danube et décide de l'attaquer. L'artillerie de la division française,
embarquée sur une flottille, débarque en toute hâte. Sous le
commandement de Fabvier, elle inflige des pertes terribles aux
assaillants. Lorsque la division Dupont accourt en renfort, il
ne reste pratiquement plus de pièces en état de tirer mais l'ennemi
n'insiste pas et se retire.
La
route de Vienne est ouverte. Murat s'empare de la capitale autrichienne
le 13 novembre. Il conclue une convention avec les Russes qui
leurs permet de se retirer en Pologne mais elle est dénoncée
par l'empereur qui veut détruire les forces de Kutusov avant
l'entrée en campagne de l'armée prussienne. Laissant des troupes
suffisantes pour protéger ses lignes de communication, l'Empereur
concentre le reste de ses troupes au nord de la capitale autrichienne,
dans une position centrale. Son objectif est d'empêcher la jonction
des différentes armées ennemies dont l'effectif total est supérieur
au sien :
- celle de
l'archiduc Ferdinand au nord-ouest près de Prague (18 000
hommes),
- celle des
empereurs d'Autriche (Francis II) et de Russie (Alexandre)
plus près
vers le Nord-Est, à Olmütz (90 000 hommes),
- celle des
archiducs Charles et John (80 000) bloquée par aux passages des
Alpes par les corps de Ney et de Marmont (20 000 hommes)
et talonnée par les forces de Masséna (35 000 hommes).
Le
tsar de Russie et l'empereur d'Autriche sont présents mais le
commandement effectif est laissé au général Kutuzov. Le 28 novembre
1805, ils mettent leur armée en marche pour couper les lignes
de communications de la Grande Armée avec Vienne et donc la France.
Napoléon encourage leur manouvre en présentant un flanc droit
très faible. Lorsque les alliés atteignent Austerlitz dans la
matinée du 1er décembre, ils décident alors de faire
porter leurs efforts sur ce secteur dégarni. Ils disposent de
85 700 hommes et de 278 canons contre 73 100 et 139
pièces aux Français. Les forces en présence sont donc relativement équilibrées.
Le
lendemain, Napoléon va conclure cette campagne de 1805 sur un
nouveau triomphe qui va même éclipser celui remporté grâce à "la
manouvre d'Ulm".
Bibliographie
Thomas
E. Griess (Series Editor), Atlas for the Wars of Napoleon,
The West Point Military History Series, Avery Publishing Group
Inc., 1986.
Stéphane
Béraud, Bonaparte en Italie - Naissance d'un stratège,
Bernard Giovanangeli Editeur, 1996, 143 pages.
Michel
de Lombarès, Histoire de l'Artillerie française, Editions
Lavauzelle, 1984, 401 pages.
T.
R. Phillips (Editor), Roots of Strategy, Stackpole Books,
448 pages.
Jean
Delmas (sous la direction de), Histoire militaire de la France,
tome 2, PUF, 635 pages.
R.
Ernest Dupuy et Trevor Dupuy, The Harper Encyclopedia of Military
History, Harper Collins, 1736 pages.
John
Keegan et Andrew Wheatcroft, Who's Who in Military History - from
1453 to the present, Routledge, 1996, 340 pages.
David
G. Chandler, Austerlitz 1805 - Battle of the Threee Emperors,
campaign series, osprey military, 1990, 96 pages.
page
1 - page 2 - page
3 - page 4 - page
5 - page 6 - page
7 - page 8 - page 9 |