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Les Autrichiens
laissent passer lopportunité d'effectuer une percée
Ordre
est donnée à Ney de semparer dUlm. A son grand déplaisir,
son corps se retrouve sous le commandement de Murat avec celui
de Lannes et la réserve de cavalerie. Il se trouve à laile
droite de la Grande Armée qui se trouve donc toujours à "front
renversé".
Le
lendemain en milieu de journée, la division Dupont, forte de
5 000 hommes, est surprise près dHalash par des forces
cinq fois supérieures en nombre. Le reste du 6e corps
se trouve sur la rive droite du Danube et le contact na
pu être pris avec les troupes du général Baraguey-dHilliers
situées plus à louest. Malgré son isolement, le général
Dupont fait face avec fermeté : une contre-attaque à la
baïonnette du 96e de ligne soutenu par le 9e léger
permet de faire un grand nombre de prisonniers. Mais la cavalerie
autrichienne décime les 15e et 17e dragons,
sempare de deux aigles et de 900 prisonniers. Les Français
réussissent néanmoins à se replier en bon ordre vers Albeck puis
au delà, abandonnant 9 de leurs 13 canons. Les pertes sont lourdes,
notamment pour les unités de cavalerie, et les réserves de munitions
sont au plus bas.
Les
Autrichiens vont cependant savérer incapables dexploiter
immédiatement ce succès, qui leur ouvre pourtant la voie du salut
par la rive gauche du Danube, en direction de la Bohème.
La
situation difficile dans laquelle sest trouvé Dupont sexplique
principalement par le manque de cohérence des ordres de Ney,
dans la nuit du 10 au 11 octobre : aucune attaque sur la
rive droite nest prévue et les unités doivent faire un
long détour, faute davoir conservé le pont dElchingen,
pourtant pris la veille par une charge brillante du 3e hussard,
soutenu par les carabiniers du 6e léger. Ney essayera
alors de faire retomber la faute de ce revers sur le général
Baraguey-dHilliers, avec qui il entretien un vieux contentieux
mais celui-ci sera blanchie par une enquête, lannée suivante.
Le
12 octobre, Napoléon se trouve à Augsburg avec le corps de Marmont
et la Garde, le corps de Soult est à Memmingen alors que ceux
de Bernadotte et Davout couvrent les approches de Munich. Toujours
en charge de laile droite, Murat sinquiète dune
tentative de percée par la rive gauche du Danube car il pense
que lennemi devrait maintenant avoir pris conscience du
péril. Dans la nuit, Lannes confirme cette impression.
Napoléon
réagit immédiatement en donnant lordre à Ney de reprendre
et de tenir le pont dElchingen et de faire réoccuper Albeck
par la division Dupont. Malgré cela, Ney tergiverse toujours
ce qui lui vaut une nouvelle dépêche peu amène du chef détat-major
de lempereur, Berthier.
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