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Lenveloppement
dUlm
Napoléon
veut porter un coup décisif avant que larmée russe soit
en position dintervenir. Le 5e corps de Lannes
et la cavalerie de Murat traversent la forêt noire et prennent
contact avec les forces ennemies pour les fixer. Pendant ce temps,
Lempereur divise son armée en six grandes colonnes qui
effectue un mouvement tournant autour de larmée autrichienne.
Bernadotte et Marmont sont les plus à lEst. Les troupes
françaises avancent à marche forcée. Des branches de chênes garnissent
les coiffes en signe de victoire.
Alors
que Napoléon reste quelques temps à Strasbourg pour mieux tromper
lennemi, Murat dirige la manuvre en se conformant
strictement aux ordres de lEmpereur. Cela nempêche
pas quelques frictions avec limpétueux et susceptible Ney.
Murat doit même demander une confirmation officielle de son commandement.
Ces tiraillements génèrent une certaine pagaille dans la progression
des unités. Le 7 octobre pourtant, Murat franchit le Danube à Munster
et Soult se trouve au pont de Donauwerth où il prend contact
avec un corps autrichien. Les hommes sont fatigués et affamés.
Le ravitaillement demeure insuffisant et les hommes doivent "vivre
sur le pays".
Lennemi
est complètement tourné et Napoléon pense quil va choisir
de se retirer. Mais Mack estime que la Grande Armée est exposée.
Il croit pouvoir la tourner à son tour et la prendre en tenaille
avec laide de larmée russe. Mais celle-ci est encore
loin et Napoléon poursuit méthodiquement lapplication de
son plan.
Le
8 octobre à Wertingen, Lannes et Murat affronte le corps du général
Auffenberg. Murat se distingue à la tête de sa cavalerie. Son
aide de camp Exelmans recevra la Légion dhonneur. Les dragons
brillent particulièrement entraînés par des chefs audacieux :
le colonel Arrighi du 1er régiment est blessé comme
le colonel Maupetit du 9e qui reçoit 9 coups de baïonnette.
Au prix dune vingtaine de tués et dune centaine de
blessés, ils semparent de 1 469 prisonniers, de 4
drapeaux et de 6 canons.
Le
lendemain, le 9 octobre, Ney reçoit lordre dintercepter
un ennemi considéré en pleine retraite. Il forme trois colonnes.
Celle de droite ne peut atteindre Leipheim en raison de marécages
infranchissables et celle du centre fonce droit sur Gunzburg
pour découvrir la destruction du pont principal. Cest la
colonne de gauche, emmenée par le général Labassé, qui va forcer
la passage en aval à laide dun pont encore praticable.
Dans la tête de pont, le 59e de ligne, soutenu par
deux pièces dartillerie plus trois autres prises à lennemi,
doit contenir six contre-attaques de la part de forces supérieures
en nombre, commandées personnellement par le général Mack et
larchiduc Ferdinand. Avec larrivée de renforts français,
les Autrichiens se retirent, laissant 500 prisonniers sur le
terrain. Une partie de leurs forces na même pas engagé le
combat.
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