1798/1804 - 1805/1809 - 1810/1813 - 1814/1815
1814
L'artillerie
française compte 328 compagnies : 252 à pied, 48 à cheval,
28 de la Garde Impériale (6 à pied et 6 à cheval pour la Vieille
Garde, 15 à pied et 1 à cheval pour la Jeune Garde). Chaque
compagnie comporte 6 ou 8 pièces selon le calibre.
Le
train d'artillerie compte 14 bataillons principaux et 12 bataillons " bis " dans
la ligne et 2 régiments de la Garde à 12 compagnies chacun.
Les
troupes accessoires comptent 18 compagnies d'ouvriers, 6 compagnies
d'armuriers, 3 bataillons de pontonniers et 1 compagnie de pontonniers
de la Garde.
Le
12 mai, la première restauration réduit les troupes d'artillerie à 12
régiments :
- 8 à pied de 21
compagnies chacun (10 officiers et 18 hommes à l'état-major,
4 officiers et 62 hommes par compagnie, soit un total par régiment
de 94 officiers et 1.320 sous-officiers et soldats) ;
- 4 à cheval de
6 compagnies chacun (7 officiers et 8 hommes à l'état-major,
4 officiers et 62 hommes par compagnie, soit un total par régiment
de 31 officiers et 380 sous-officiers et canonniers) ;
- 1 bataillon de
pontonniers de 8 compagnies ;
- 12 compagnies
d'ouvriers ;
- 4 escadrons du
train (15 officiers et 256 hommes).
L'artillerie
ne compte plus que 192 compagnies (168 à pied et 24 à cheval). Les
compagnies de la Garde sont supprimées. Le
train d'artillerie, qui traîne les pièces tant de l'artillerie à pied
que de l'artillerie à cheval, est considérablement réduit :
la mobilité de l'artillerie s'en trouve largement compromise.
Heureusement,
dès le 9 septembre, le nombre des escadrons du train est doublé.
1815
A son
retour de l'île d'Elbe, Napoléon reconstitue l'artillerie de
la Garde mais ne réorganise pas profondément l'artillerie de
la ligne.
Il
n'exige d'elle que des compagnies de campagne et lui confie l'exécution
des ordres donnés pour le réarmement de l'armée. Il
réorganise en 68 compagnies l'artillerie de marine, dont les
canonniers sont rendus à leur vocation normale après avoir été employés
en qualité de fantassins (remarquables) en 1813.
Lors
de la bataille de Waterloo, l'Empereur dispose d'environ 400
pièces d'artillerie servies par 4.860 artilleurs et 207 officiers. Ces
pièces sont traînées par 4.898 hommes du train d'artillerie commandés
par 105 officiers. La
proportion est alors d'un canon pour 1.000 soldats français.
Lors
de la seconde restauration, l'artillerie impériale est dissoute
et ses cadres dispersés.
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