Organisation de l'artillerie et du train d'artillerie français 1800-1815
par Philippe BELLADEN

1798/1804 - 1805/1809 - 1810/1813 - 1814/1815

1805

L'artillerie française comprend alors :

  • 8 régiments d'artillerie à pied ;
  • 6 régiments d'artillerie à cheval ;
  • 10 bataillons du train d'artillerie (un 11e est créé en fin d’année) ;
  • 2 bataillons de pontonniers.

Les régiments d'artillerie à pied comportent alors 22 compagnies d’un effectif d'une centaine de canonniers chacune.

Les compagnies alignent en général 6 canons de 8 livres (tirant des boulets non explosifs) et 2 obusiers de 10 livres (tirant de rudimentaires obus explosifs).

Les compagnies dites " de réserve " sont armées de canons de 12 livres.

Les régiments d'artillerie à cheval comportent 6 compagnies alignant chacune 6 canons de 4 livres (parfois 4 canons de 4 livres et 2 obusiers de 10 livres).

Chacun des 10 bataillons du train d'artillerie comprend 4 compagnies de guerre et 1 de dépôt. Chaque compagnie a un effectif de 80 hommes. En temps de guerre, les bataillons sont dédoublés, chacun d'eux donnant naissance à un bataillon " bis ".

A Austerlitz, toutes les divisions d’infanterie ont 1 compagnie d’artillerie à pied.


1807

Le train des équipages est militarisé en mars, compte tenu de l'insuffisance du transport civil pendant la campagne de Pologne.

Il compte 8 bataillons à 4 compagnies de 80 hommes.



1808

Le train des équipages est porté à 12 bataillons.



1809

Les régiments d'artillerie à cheval sont dotés d’une compagnie de dépôt chargée d'assurer la remonte et l'instruction des recrues.

Un bataillon provisoire du train des équipages est créé en Espagne.

 

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