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Les
opérations militaires :
les combats
L'attaque
française frontale est fougueuse tandis que la cavalerie de Murat
sabre tout défenseur qui recule. Les
Turcs, se voyant cernés, s'enfuient vers la mer, poursuivis par
la cavalerie française.
Lannes
et Destaing se rabattent alors vers le centre et attaquent le
village, point d'appui de la première ligne turque.
Les
turcs résistent courageusement jusqu'à ce que la cavalerie française,
qui a contourné le village, repousse une colonne de secours venue
de la deuxiène ligne turque.Le
village est alors emporté et ses défenseurs, en fuite vers la
mer, décimés. A
ce moment, l'armée turque est enfermée dans la presqu'île d'Aboukir.
Laissant
les unités de Lannes et de Destaing au repos, Bonaparte fait
marcher sur la seconde ligne turque les troupes de Lanusse qui étaient
en réserve et fait installer une batterie d'artillerie sur un éperon
qui s'avance dans la mer à l'est de la plage d'Aboukir. Dès
qu'elle est installée, cette batterie prend à revers la gauche
turque et l'accable de boulets. Les
défenseurs turcs s'enfuient de la position qui est bombardée,
laissant un vide dans leurs lignes.
La
cavalerie française charge alors cette portion du front, suivie
par la division Lannes. Les
Turcs vont à leur rencontre et leur artillerie stoppent l'offensive
française. Les
Français sont contraints de se retirer et se remettent en ordre.
Les
Turcs commettent alors l'erreur de sortir de leur redoute pour
couper les têtes des morts en guise de trophées. Deux
bataillons français, ainsi que la cavalerie de Murat, attaquent
aussitôt la redoute qui est enlevée. La
cavalerie arrive jusque dans le camp du général ottoman, Mustapha
Pacha. Murat
le somme de se rendre. Pour
toute réponse, Mustapha Pacha lui tire un coup de pistolet qui
le blesse à la mâchoire. Murat
lui assène un coup de sabre qui lui coupe deux doigts de la main
droite.

Murat à Aboukir
par Gros
Ainsi
prisonnier, Mustapha Pacha est envoyé au Général en Chef. La
panique gagne les Turcs qui fuient en désordre vers la mer, dans
l'espoir de se rembarquer sur les bateaux. Ils
périront pour la plupart, sabrés ou noyés. Le
commodore anglais Sydney Smith manque même d'être capturé. Seuls
quatre mille turcs échappés au désastre, se retranchent dans
le fort d'Aboukir.
Kléber,
arrivé trop tard pour participer aux combats, dira à Bonaparte
cette phrase restée célèbre : "Général, vous êtes grand
comme le monde". Bonaparte,
avant de rentrer à Alexandrie, confie à Menou, arrivé après la
bataille, la mission de s'emparer du fort d'Aboukir. Après
un siège de quelques jours, plusieurs sorties repousées et de
furieux combats, les défenseurs turcs se rendent le 2 août, à court
d'eau et de vivres. Nourris
et soignés par les Français, la plupart d'entre eux périra d'indigestion
...

Bataille
d'Aboukir par Lejeune
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