La bataille terrestre d'Aboukir - Egypte, 25 juillet 1799
par Philippe BELLADEN

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Les opérations militaires :
les combats

 

L'attaque française frontale est fougueuse tandis que la cavalerie de Murat sabre tout défenseur qui recule. Les Turcs, se voyant cernés, s'enfuient vers la mer, poursuivis par la cavalerie française.

Lannes et Destaing se rabattent alors vers le centre et attaquent le village, point d'appui de la première ligne turque.

Les turcs résistent courageusement jusqu'à ce que la cavalerie française, qui a contourné le village, repousse une colonne de secours venue de la deuxiène ligne turque.Le village est alors emporté et ses défenseurs, en fuite vers la mer, décimés. A ce moment, l'armée turque est enfermée dans la presqu'île d'Aboukir.

Laissant les unités de Lannes et de Destaing au repos, Bonaparte fait marcher sur la seconde ligne turque les troupes de Lanusse qui étaient en réserve et fait installer une batterie d'artillerie sur un éperon qui s'avance dans la mer à l'est de la plage d'Aboukir. Dès qu'elle est installée, cette batterie prend à revers la gauche turque et l'accable de boulets. Les défenseurs turcs s'enfuient de la position qui est bombardée, laissant un vide dans leurs lignes.

La cavalerie française charge alors cette portion du front, suivie par la division Lannes. Les Turcs vont à leur rencontre et leur artillerie stoppent l'offensive française. Les Français sont contraints de se retirer et se remettent en ordre.

Les Turcs commettent alors l'erreur de sortir de leur redoute pour couper les têtes des morts en guise de trophées. Deux bataillons français, ainsi que la cavalerie de Murat, attaquent aussitôt la redoute qui est enlevée. La cavalerie arrive jusque dans le camp du général ottoman, Mustapha Pacha. Murat le somme de se rendre. Pour toute réponse, Mustapha Pacha lui tire un coup de pistolet qui le blesse à la mâchoire. Murat lui assène un coup de sabre qui lui coupe deux doigts de la main droite.

Murat à Aboukir par GROS

Murat à Aboukir par Gros


Ainsi prisonnier, Mustapha Pacha est envoyé au Général en Chef. La panique gagne les Turcs qui fuient en désordre vers la mer, dans l'espoir de se rembarquer sur les bateaux. Ils périront pour la plupart, sabrés ou noyés. Le commodore anglais Sydney Smith manque même d'être capturé. Seuls quatre mille turcs échappés au désastre, se retranchent dans le fort d'Aboukir.

Kléber, arrivé trop tard pour participer aux combats, dira à Bonaparte cette phrase restée célèbre : "Général, vous êtes grand comme le monde". Bonaparte, avant de rentrer à Alexandrie, confie à Menou, arrivé après la bataille, la mission de s'emparer du fort d'Aboukir. Après un siège de quelques jours, plusieurs sorties repousées et de furieux combats, les défenseurs turcs se rendent le 2 août, à court d'eau et de vivres. Nourris et soignés par les Français, la plupart d'entre eux périra d'indigestion ...

          Bataille d'Aboukir par LEJEUNE

Bataille d'Aboukir par Lejeune

 

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