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Les
opérations militaires :
les dispositifs en présence
Elles
débutent le 12 juillet 1799 par l'arrivée en rade d'Aboukir d'une
flotte anglo-ottomane composé de treize vaisseaux de ligne, quelques
frégates et bâtiments légers et près de quatre vingts navires
de transport. De
cette armada, vingt mille turcs débarquent et attaquent le port
et le village d'Aboukir qui, malgré les ordres du général en
chef, n'ont pas été convenablement mis en état de défense par
la petite garnison française qui comprend trois cents hommes
et trois canons, commandés par le chef de bataillon Godart.
Les
turcs cernent la redoute et attaquent sous la protection des
canons anglais. Les français sont trop peu nombreux pour espérer
vaincre mais se battent courageusement. La bataille est acharnée;
aucun des adversaires ne fait de quartier. Finalement, l'un des
derniers défenseurs met le feu au magasin à poudre. L'explosion
détruit tout et ensevellit ensemble défenseurs et attaquants.
Marmont,
arrivé en renfort à la tête de mille deux cents hommes, constate
la disproportion des forces en présence et repart aussitôt sur
Alexandrie. Les
turcs s'installent alors dans le presqu'île d'Aboukir, s'y retranchent
et attendent des renforts de cavalerie.
De
son côté, Bonaparte a rassemblé les troupes disponibles : les
divisions Lannes, Rampon, Murat et une partie de la cavalerie
de Desaix commandée par Davout. Les
divisions Kléber et Reynier, stationnées dans le delta du Nil,
ont l'ordre de se rapprocher d'Aboukir, pendant que la division
Desaix doit évacuer la Haute Egypte. L'armée
française rassemblée à la hâte arrive à Alexandrie le 23 juillet;
elle compte sept mille hommes à peine.
Bonaparte
constate que les anglais n'ont pas débarqué de troupes et estime
que la position turque est vulnérable : deux lignes de défense
situées à deux kilomètres de distance.
- La première appuyée
d'un côté sur une dune qui borde la mer et appuyée de l'autre
côté sur une dune qui borde le lac Madieh. Chaque
dune est défendue par un millier d'hommes; le centre de la
ligne, adossée à un village, est tenu par deux mille hommes.
- La deuxième ligne
est formée par la redoute construite par les français devant
le village d'Aboukir. Elle est établie en face de la terre
et se prolonge jusqu'à la mer. Cette
ligne est tenue par le gros des forces ottomanes.
Le
25 juillet, l'attaque française est déclenchée.
L'ordre
de bataille est le suivant :
- en avant-garde
la cavalerie commandée par Murat;
- la droite compte
deux mille sept cents hommes commandés par Lannes;
- la gauche compte
deux mille trois cents hommes commandés par Destaing;
- en réserve deux
mille quatre cents hommes commandés par Lanussse;
- en protection
des communications avec Alexandrie trois cents hommes commandés
par Davout.
Les
premiers objectifs sont les deux dunes de la première ligne de
défense turque et sont dévolus à Destaing (à gauche) et Lannes
(à droite). Murat
est chargé de contourner ces deux points et de prendre les défenseurs à revers.

Le
général Kléber et un officier des Guides
de Napoléon par Taconville
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