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Le
contexte
Le
contexte de l'affrontement qui se prépare est délicat pour Bonaparte
:
- La campagne
de Syrie a été un échec que le général en chef essaye d'ailleurs
d'imputer à la peste.
- La situation
des effectifs du corps expéditionnaire est préoccupante : sur
les 36.000 hommes débarqués en juillet 1798, il en reste 18.000
disponibles. Près de 18.000 soldats sont morts, blessés, malades,
aveugles ou handicapés !
Et
encore, pour les affrontements futurs il faudra diminuer les
effectifs des troupes laissées en garnison et de celles destinées à "assurer
les arrières".
Depuis
son retour de l'expédition de Syrie, Bonaparte s'est efforcé de
renforcer le corps expéditionnaire, non par des renforts venus
de France rendus impossibles tant par la situation militaire
en Europe que par la croisière anglaise, mais par recrutement "local" :
grecs, albanais, coptes, mameloucks, druzes et même esclaves
noirs.
En
fait, ces troupes sont de piètre qualité guerrière et ne seront
utiles que pour le maintien de l'ordre. La
situation matérielle des troupes est tout aussi inquiétante :
les cartouches manquent et les uniformes ne sont souvent plus
que des lambeaux. Le
pays reste peu sûr pour les français. Afin
de réduire les risques d'insurrection pendant les opérations
militaires, Bonaparte fait arrêter et exécuter les gens "douteux".
Cette méthode brutale se révèlera efficace.
Les
impôts rentrent mal et leur perception est un frein au rapprochement
avec les français, alors même que les prélèvements effectués
par les nouveaux occupants sont largement inférieurs à ceux pratiqués
par les mameloucks.

Bonaparte
dans le désert par Edouard Detaille
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