La bataille terrestre d'Aboukir - Egypte, 25 juillet 1799

par Philippe BELLADEN

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Le contexte

Le contexte de l'affrontement qui se prépare est délicat pour Bonaparte :

  • La campagne de Syrie a été un échec que le général en chef essaye d'ailleurs d'imputer à la peste.
  • La situation des effectifs du corps expéditionnaire est préoccupante : sur les 36.000 hommes débarqués en juillet 1798, il en reste 18.000 disponibles. Près de 18.000 soldats sont morts, blessés, malades, aveugles ou handicapés !

Et encore, pour les affrontements futurs il faudra diminuer les effectifs des troupes laissées en garnison et de celles destinées à "assurer les arrières".

Depuis son retour de l'expédition de Syrie, Bonaparte s'est efforcé de renforcer le corps expéditionnaire, non par des renforts venus de France rendus impossibles tant par la situation militaire en Europe que par la croisière anglaise, mais par recrutement "local" : grecs, albanais, coptes, mameloucks, druzes et même esclaves noirs.

En fait, ces troupes sont de piètre qualité guerrière et ne seront utiles que pour le maintien de l'ordre. La situation matérielle des troupes est tout aussi inquiétante : les cartouches manquent et les uniformes ne sont souvent plus que des lambeaux. Le pays reste peu sûr pour les français. Afin de réduire les risques d'insurrection pendant les opérations militaires, Bonaparte fait arrêter et exécuter les gens "douteux". Cette méthode brutale se révèlera efficace.

Les impôts rentrent mal et leur perception est un frein au rapprochement avec les français, alors même que les prélèvements effectués par les nouveaux occupants sont largement inférieurs à ceux pratiqués par les mameloucks.

Bonaparte au désert par Edouard DETAILLE

Bonaparte dans le désert par Edouard Detaille

 

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