Les armées royales de 1700 à 1789

Contexte géostratégique / Déroulement des campagnes
Le siège de Yorktown
Date
28 septembre / 19 octobre 1781
Emplacement
Etats-Unis, près de Gloucester et de l’embouchure de la rivière York
Guerre et campagne
Guerre d’Indépendance Américaine (1775-1783)
 

PROTAGONISTES

Anglais

Français et Américains
COMMANDANTS DES DEUX CAMPS
Général Cornwallis
Général Washington
Comte de Rochambeau
FORCES EN PRESENCE
9.000 soldats anglais et mercenaires allemands
19 navires
9.500 Américains, 60 canons,
7.800 Français, 64 canons, 25 navires
PERTES
environ 550 tués
103 tués américains,
135 tués français
 
Description des opérations

Cornwallis mène de sa propre initiative campagne en Virginie. Après quelques succès locaux, il se replie sur la côte pour bénéficier du soutien de la Royal Navy. Or celle-ci est battue par la flotte française de l’amiral de Grasse (5-9 septembre) et se replie sur New York. Hormis les forces de La Fayette qui suivait Cornwallis, la plupart des forces Américaines et françaises sont amenés par mer.

Le 28 septembre la ville est investie. L’artillerie française détruit 4 navires ennemis et complète l’isolement. Cornwallis abandonne ses défenses extérieures. Il espère l’arrivée prochaine d’une force de secours. Ce retrait met la place à portée des canons français. Le bombardement de la plus débute le 10 octobre. Les embrasures anglaises sont rapidement détruites ce qui limite l’action de l’artillerie des défenseurs.

Deux autres redoutes sont prises d’assaut (le 14) et une contre-attaque anglaise est repoussée (le 16). Après l’échec d’une évacuation à travers la rivière York, Le 17, les assiégeants ont avancé leur artillerie à moins de 300 mètres des derniers retranchement. Cornwallis se résout à ouvrir des négociations et capitule deux jours après (le 19). Clinton et ses 7 000 hommes arrivent trop tard (le 24).

 
Particularité

Les pièces d’artillerie du système Gribeauval connaissent leur baptême du feux avec succès lors de ce siège. Les pièces d’artillerie du système Gribeauval connaissent leur baptême du feux avec succès lors de ce siège. L’artillerie française joue un rôle déterminant. Le personnel provient essentiellement du 2e bataillon du régiment d’Auxonne commandé par le lieutenant-colonel d’Aboville.

Débarquée en juillet 1780, l’artillerie de siège française comporte 12 canons de 24 et 8 de 16, 4 obusiers de 6 pouces et de 2 de 8 pouces, 8 mortiers de 12 pouces et 4 de 8 pouces (20 000 boulets et 12 000 gargousses). L’artillerie de campagne est forte de 8 canons de 12, 24 de 4, 4 obusiers de 6 pouces (11 000 boulets et 3 obus). Les autres équipements pèse plus de 1 500 tonnes.

Cette dernière effectuera un long déplacement par terre de 2 500 kms entre Newport et Yorktown, pendant que les pièces de siège sont transportées par mer.

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