Les armées royales de 1700 à 1789
(Le déroulement des campagnes)
Le contexte géostratégique

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Les campagnes d’Amérique du Nord

Désavantagée par le peu d’intérêt de la métropole et par le faible nombre de colons, les colonies françaises d’Amérique du Nord résistent pourtant avec vigueur à la menace anglaise. Leur superficie est immense. Elles enserrent les colonies anglaises, plus petites mais très peuplées, dans un arc de cercle qui va de la Nouvelle-Orléans à l’embouchure du Saint-Laurent.

La bonne adaptation aux conditions de vie locale et les alliances avec les indiens expliquent la capacité de résistance française. Pourtant, les Anglais engagent en Amérique du nord de nombreuses troupes régulières, puissamment soutenues par la flotte.

La plupart des guerres sur le continent européen trouvent des répercussions en Amérique. Lors de la guerre pour la succession d’Espagne (Guerre de la reine Anne pour les Anglais 1702-1713) et de la guerre pour la succession d’Autriche (guerre du roi George pour les Anglais 1740-1748) les combats débouchent sur un statu quo.

Les hostilités reprennent en 1754, deux ans avant la guerre de Sept ans (Guerre française et indienne pour les Anglais 1754-1763). Les Anglais, sous la direction de George Washington, capitulent à Fort Nécessitée (juillet 1754) mais s’emparent de l’Acadie (octobre 1755). Entre-temps, les troupes françaises, largement composées d’irréguliers (volontaires et indiens), battent les troupes régulières anglaises en formation linéaire à Monongahela (9 juillet 1755). Washington, présent comme volontaire, rallie les survivants. Les Anglais prennent leur revanche lors de la bataille du lac George (8 septembre 1755) mais aucun camp ne peut exploiter son avantage.

La guerre prend une autre tournure avec l’arrivée côté français du Marquis de Montcalm à la tête de renforts (11 mai 1756). Celui-ci reprend l’offensive avec succès. Mais la perte de Louisbourg assiégée (30 mai au 27 juillet 1758) affaiblie sa situation. Elle rend l’arrivée d’éventuels renforts de France presque impossible et ouvre une voie d’invasion maritime vers Québec à l’ennemi. Sa victoire à la bataille de fort Ticonderoga (8 juillet 1758) ne fait que retarder l’échéance : il est tué au combat lors de la bataille des plaines d’Abraham devant Québec (13 septembre 1759). Son successeur, le chevalier de Lévis, assiège vainement la ville après sa victoire de Sainte-Foy (28 avril 1760). Il doit de se replier vers Montréal, suivi par les Anglais le 7 septembre. Le lendemain, le gouverneur-général Vandreuil signe la capitulation du Canada français.

Officier et hommes de troupes - Compagnie franche de la Marines
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