Les armées royales de 1700 à 1789

Contexte géostratégique / Déroulement des campagnes
Les plaines d'Abraham (Québec)
Date
13 septembre 1759
Emplacement
Canada, la plaine située à l’ouest de Québec
Guerre et campagne
Guerres indiennes et françaises (1754-1763)
 

PROTAGONISTES

Anglais et Américains

Français
COMMANDANTS DES DEUX CAMPS
Major-general Wolfe
Marquis de Montcalm
FORCES EN PRESENCE
4.441 hommes
4.500 hommes
PERTES
58 tués et 600 blessés
600 tués et blessés
 
Description des opérations
La force d’invasion anglo-américaine, forte de 8.500 hommes, part de Louisbourg, prise l'année précédente par les Anglais, le 1er juin et débarque sur l’île d’Orléans, à quelques kilomètres de Québec. Les hauteurs de Levis, sur la rive sud du Saint-Laurent face à Québec sont faiblement tenues. Les Anglais s’en emparent facilement et y installent une batterie pour bombarder la ville.

Néanmoins, la campagne se prolonge, comme le souhaitent les Français qui attendent la mauvaise saison. Dans les derniers jours de juillet, Wolfe tente un débarquement infructueux sur la rive nord du fleuve, à Montmorency : 450 hommes sont perdus. Début septembre, les Anglais font croire à un débarquement au Cap rouge, plusieurs kilomètres à l’ouest de Québec. Montcalm y envoie 1.500 hommes mais les Anglais débarquent dans la petite anse du Foulon, dans la nuit du 12. Le bataillon envoyé garder cette zone par Montcalm n’est pas encore en position, par la faute du gouverneur général de la ville, Vaudreuil.

Au matin du 13, 5.000 Anglais sont déployés dans les plaines d’Abraham. Les effectifs de Montcalm sont du même ordre car Vaudreuil a insisté pour garder 2.000 hommes en ville, craignant une nouvelle diversion. Montcalm lance l’attaque dès 9 heures mais le manque d’entraînement des miliciens désorganise ses lignes. Les Anglais contre-attaque avec des feux de rangs coordonnés et redoutables. Les troupes françaises se débandent rapidement, les miliciens en tête.

La défaite des troupes françaises entraîne la capitulation de Québec 5 jours plus tard et du Canada français en moins d’un an.

 
Particularité
Les deux commandants en chef, Montcalm et Wolfe, sont tués dans la bataille. Du côté français se sont même les quatre officiers lesplus gradés qui sont blessés.

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