Les guerres de la République et du Consulat
(Le contexte géostratégique)
Déroulement des campagnes

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Les guerres de la Révolution

La guerre de la première coalition (1792-1798) se termine par une surprenante victoire de la France, pourtant opposée à toutes les grandes puissances européennes. La Belgique, la rive gauche du Rhin lui sont rattachées. Des Républiques satellites de la France sont proclamées en l’Italie du nord, aux Pays-Bas, en Suisse et à Rome. Les victoires de Valmy, Fleurus et Arcole jalonnent cette première succession de campagnes victorieuses contre un ennemi supérieur en nombre.

La levée en masse du peuple français et la ferveur révolutionnaire sont à la base de ces succès. La République trouve aussi en Carnot un organisateur de génie et en Bonaparte un brillant stratège. Dans le domaine de l’armement, il ne faut pas non plus négliger l’importance des réformes menées par Gribeauval sous l’Ancien Régime. Enfin, les prémices de la Révolution industrielle permettent déjà le soutien en opération d’armées très nombreuses sur plusieurs années.


Hussard du 7e régiment en grande tenue - Chirurgien du 10e hussard en habit-frac - cavalier du 25e régiment
(de gauche à droite)
(Musée d'Art et d'Histoire Militaire de Salon-de-Provence, collections du Musée de l'Armée - photo Empéri Multimédi@)

L’Angleterre reste alors le seul ennemi de la France. Bonaparte réussit à imposer ses vues pour l’amener à traiter. A une invasion risquée de l’Angleterre, il préfère la conquête de l’Egypte. Cette campagne d’Egypte (1798-1800) a pour objectif de faire peser une menace sur l’Empire colonial britannique.


Armes diverses de la campagne d'Egypte
(Musée d'Art et d'Histoire Militaire de Salon-de-Provence, collections du Musée de l'Armée - photo Empéri Multimédi@)

Les grandes puissances européennes vaincues ne peuvent se satisfaire de cette situation. Elles forment très rapidement une nouvelle coalition et reprennent les hostilités. Cette guerre de la seconde coalition (1798-1800) tourne rapidement à l’avantage des coalisés qui profitent de l’absence de Bonaparte, toujours en Egypte. A la fin de la première campagne (1799) les Français ont perdu l’Italie mais ils tiennent sur tous les autres fronts. Insatisfaite, la Russie se retire de la coalition.

 

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