Les guerres de la République et du Consulat
(Déroulement des campagnes)
Contexte géostratégique

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La guerre de la 2e coalition (suite)
(1798 / 1800)

La deuxième campagne d’Italie

Le 9 novembre 1799, à la suite d’un coup d’état, Napoléon devient le premier consul. Ses offres de paix refusées, il réagit avec agressivité. Les Autrichiens projettent de chasser complètement les Français d’Italie (40 000 hommes sur la riviera italienne (Masséna) avec une armée de 100 000 hommes sous le commandement du Baron Michel Mélas. Pendant ce temps le général Paul Kray von Krajowa doit protéger avec ses 120 000 hommes l’Allemagne contre toute offensive de Moreau qui dispose de forces équivalentes entre le Haut-Rhin et la Suisse.

Napoléon lève une armée de réserve à Dijon. Plutôt que de rejoindre Moreau pour couper les lignes de communications des forces ennemies en Allemagne, il choisit de frapper en Italie et de prendre en tenaille Mélas, entre son armée et celle de Masséna. Mais celui-ci subit des revers et se trouve assiégé à Genoa alors que le reste de ses troupes retraite vers le Var sous le commandement de Louis Gabriel Suchet.

Avec seulement 37 000 hommes Napoléon traverse la passe de Saint-Bernard. Il demande à Moreau de lui envoyer 15 000 hommes en Lombardie par les passes de de Simplon et de Saint Gotthard. 5 000 hommes supplémentaires empruntent la passe du Mont Cénis pour faire diversion. Les Français s’emparent rapidement de Milan et de Pavie et foncent vers Gênes pour secourir Masséna mais le 4 juin les assiégés rescapés capitulent après un terrible siège. Mélas fait demi-tour pour rejoindre Nice et découvre ses lignes de communications coupées. Le 9 juin Lannes (8 000) attaque les assiégeants de retour de Gênes (18 000), avec l’aide du corps du général Victor (6 000), il les repousse vers Alessandria. Napoléon est surpris à Marengo avec son armée dispersée, le 14 juin. Il parvient à la rallier et à remporter une victoire décisive. Le 15 juin Mélas capitule et les Autrichiens abandonnent l’Italie.


En Allemagne (suite)

Moreau remporte une série de victoire contre Kray : Stockach (3 mai), Möskirch (5 mai), Ulm (16 mai) et Hochstadt (19 juin). Entre le 15 juillet et le 13 novembre un armistice est signé. Le 3 décembre la bataille de Holenliden se déroule dans des conditions climatiques épouvantables, mais, servis par la chance, les Français remportent une victoire décisive. Les Armées françaises d’Allemagne, de Suisse et d’Italie convergent vers Vienne. Le 25 décembre, les Autrichiens demandent la paix. Le 9 février 1801, ils signent le traité de Lunéville. La France récupère la Louisiane pour la vendre plus tard aux Etats-Unis (1803).


L’angleterre

L’Angleterre poursuit sa guerre contre la France, tentant d’instaurer un blocus naval. L’agressivité anglaise conduit cependant à la formation d’une ligue des neutres (février 1801) avec des pays soucieux de protéger leurs intérêts commerciaux : Russie, Prusse, Danemark, Suède.

Brigadier de Dragons
Brigadier de Dragons sous le Consulat
Gravure de Lejeune

La réaction est brutale, une puissante flotte anglaise (53 vaisseaux) pénètre dans la mer Baltique. Le 2 avril, sous la conduite de Nelson la flotte danoise est détruite dans sa base de Copenhague (2 avril). Celui-ci espère alors faire subir le même sort à la flotte russe mais une convention clôt les hostilités

Au mois de juillet (le 6 et le 12) la flotte anglaise affronte la flotte française à Algésiras. La première bataille est un match nul mais les Anglais gagnent la seconde malgré l’intervention de la flotte espagnole en soutien des Français.

Le 27 mars 1802, la France et l’Angleterre signent le traité d’Amiens qui clôt les hostilités sur le continent.

 

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