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La guerre de la
1re coalition
(1792 / 1798)
Le
2 août 1791, par la déclaration de Pillnitz, le roi de Prusse
Frédéric William II et lEmpereur dAutriche Léopold
II saffirment prêts à se joindre aux autres puissances
européennes pour restaurer la monarchie française. Le 7 février
1792, les deux pays forment une alliance à laquelle adhère bientôt
le royaume de Sardaigne (Piémont). La Suède et la Russie fournissent
des troupes, lEspagne des subsides. En
France, lAssemblée législative lève des armées pour protéger
les frontières du Nord et de lEst.
La première campagne (1792-1793)
Le
20 avril 1792, la France déclare la guerre à lAutriche.
Les premiers affrontements autour de Lille tournent au désavantages
des forces françaises, mal organisées et sous-encadrées. Linvasion
est repoussée à Valmy (20 septembre 1792)
où lennemi fait preuve dun manque denthousiasme
flagrant. Le lendemain, la nouvelle convention élue aboli la
monarchie en France. Plusieurs contre-offensives sont menées
dans le Sud, en Allemagne et dans les Flandres.
Le
21 janvier, Louis XVI est exécuté. LAngleterre, les Pays-Bas
et lEspagne rejoignent la coalition formée de lAutriche,
de la Prusse et du Piémont. La France annexe la Belgique mais
la Vendée, Lyon et Marseille se rangent au côté des royalistes.
Les Alliés reprennent loffensive avec succès sur tous les
fronts contre des armées françaises démoralisées.

Armée
de Condé - Corps de cavalerie noble 1794-1797
En
juillet commence le règne de la terreur, sous la direction de
Robespierre. Le 23 août 1793, le comité de salut public proclame
la levée en masse et la mobilisation de toute la population mâle
du royaume en état de combattre. Le même jour, Marseille est
reprise par les républicains. Quatorze armées gagnent le front
en quelques semaines. En trois batailles elles vont retourner
une situation qui paraissait désespérée : Hondschoote (8
septembre 1793), Menin (13 septembre 1793) et Wattignies (15
et 16 octobre 1793). Si les nouvelles troupes font preuve dun
remarquable allant, sous leffet de la terreur et du patriotisme,
elles apprennent progressivement à manuvrer sur le champ
de bataille.
A la
fin de lannée les Alliés sont repoussés hors des frontières
de la France, linsurrection vendéenne matée, Lyon et Toulon
reconquises. Cet incroyable redressement doit beaucoup aux remarquables
talents dorganisateur du ministre de la guerre, Lazare
Carnot. Sur mer, la marine française pour partie détruite lors
de la prise de Toulon, savère incapable de contester la suprématie
anglaise.
Les
Français obtiennent la victoire à Tourcoing (18 mai 1794) et
contiennent leur adversaires à Hooglede (17 juin 1794). Le 26
juin, la toute nouvelle armée de Sambre et Meuse remporte une
victoire décisive à Fleurus. puis occupe
Bruxelles et Anvers Sur le front du Rhin, mais aussi dans le
Sud, les armées françaises repoussent lennemi. Au début
de lannée 1795, elles envahissent les Pays-Bas qui deviennent
une république satellite alliée.
La
Prusse et plusieurs états allemands (Saxe, Hanovre, Hesse) se
retirent du conflit par le traité de Basel (juin). Le débarquement à Quiberon
dune armée dimmigrés soutenue par des forces anglaises échoue
(27 juin). Le 22 août la convention est dissoute et remplacée
par un directoire de cinq personnes. Une invasion infructueuse
de lAllemagne et des opérations limitées en Italie débouchent
sur un armistice (21 décembre 1795).
Sur
mer, la principale bataille se déroule du 29 mai au 1er juin :
la flotte française protège avec succès, et malgré de lourdes
pertes, un convoi de 130 navires marchants remplis de nourriture
en provenance des Etats-Unis.

La patrie en
danger 1792-1793
par Rousselot
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