Les guerres de la République et du Consulat

Contexte géostratégique / Déroulement des campagnes
Arcole
Date
15-17 novembre 1796
Emplacement
Italie, un village sur la rivière Alpone, 25 km au sud-est de Vérone
Guerre et campagne
Guerre de la 1ère coalition (1792-1798) - Campagne d’Italie (1796-1797)
 

PROTAGONISTES

Autrichiens

Français
COMMANDANTS DES DEUX CAMPS
Général baron Josef Altvintzy
Général Napoléon Bonaparte
FORCES EN PRESENCE
20.000 hommes
18.000 hommes
PERTES
6.000
4.600
 
Description des opérations

Alvintzy ne retient pas la leçon des deux précédentes offensives autrichiennes et divise ses forces. L’armée de Davidovitch (16.000 homes) et la sienne (27.000) doivent faire leur jonction à Vérone, puis marcher sur Mantoue.

Bonaparte laisse 9.000 hommes pour maintenir le siège (contre une garnison de 28.000), 4.000 en réserve à Vérone et en envoie 8 000 pour ralentir Davidovitch. Avec le reste (18.000) il choisit d’affronter l’autre armée autrichienne.

Le premier affrontement à lieu à Caldiero (12 Novembre). L’attaque française sur l’avant-garde d’Alvintzy est repoussé avec des pertes sévères (2.000). Malgré cela, le général autrichien hésite à poursuivre son avantage. Napoléon en profite pour franchir l’Adige et traverser un terrain marécageux, cherchant à menacer les lignes de communications ennemies.

Son avance est bloqué à Arcole, où les troupes françaises ne peuvent s’emparer du pont sur la rivière Alpone. Au bout de trois jours de combat infructueux, Augereau réussit à faire passer ses hommes sur l’autre rive à l’aide d’un pont provisoire. Masséna reprend alors l’attaque sur le pont principal. Puis l’arrivée opportune d’un détachement de cavalerie sur les arrières autrichiens entraîne une retraite généralisée par peur de l’encerclement.

La victoire acquise à Arcole, Bonaparte se retourne contre l’armée de Davidovitch qui avançait vers Vérone et la repousse vers le nord. Mantoue reste assiégée.

 
Particularité
Bonaparte conduit personnellement le premier assaut sur le pont d’Arcole, le drapeau à la main. Si le pont n’est pas pris, cette action renforce néanmoins son prestige auprès de l’armée.

© 1997-2008
Conflits & Stratégie
Tous droits réservés