De la Restauration au Second Empire

Déroulement des campagnes / Contexte géostratégique
Wörth (Fröschwiller)
Date
6 août 1870
Emplacement
France, une quinzaine de km au sud-ouest de Wissembourg
Guerre et campagne
Guerre franco-prussienne (1870-1871)
 

PROTAGONISTES

Allemands

Français
COMMANDANTS DES DEUX CAMPS
prince héritier Friedrich Wilhelm

maréchal Edmé-Patrice-Maurice de MacMahon

FORCES EN PRESENCE
89.000 fantassins
7.750 cavaliers
312 à 342 canons
soit environ 125.000 hommes
42.800 fantassins
5.750 cavalier
119 à 167 canons
soit environ 50.000 hommes
PERTES

8.200 tués et blessés
1 373 disparus

10.760 tués et blessés
6.200 prisonniers
28 canons capturés
 
Description des opérations

La IIIe armée allemande écrase l’avant-garde du 1er corps de MacMahon, qui ignore tout de sa présence, à Weissenburg (4 août).

Deux jours plus tard, le même scénario se reproduit. La bataille se déclenche à l’initiative des généraux allemands alors que leur commandant comptait opérer le lendemain. Les assaillants enveloppent les deux flancs du dispositif français et font porter leur effort contre le droit avec l’appui de 150 canons.

MacMahon sacrifie sa cavalerie sans pouvoir bloquer la manœuvre ennemie. Couvert par son artillerie, il se replie sur Fröschwiller où il résiste jusqu’à la tombée de la nuit. Curieusement, il ne fait pas soutenir son 1er corps par les 5e et 7e corps qui viennent d’être placés sous son commandement pour former l’armée d’Alsace. En face, malgré le déclenchement prématuré de la bataille la IIIe armée engage ses 5 corps (Ier et IIe bavarois, Ve et XIe prussiens, corps mixte du Wurtemberg et de Bade).

MacMahon retraite alors vers Châlons, sans chercher à se rétablir sur les passages des Vosges. Son armée est séparée de l’armée de Lorraine du maréchal Bazaine, engagée partiellement à Spicheren. La route de Paris est ouverte pour les Allemands.

 
Particularités

La charge des cuirassiers français montre la vulnérabilité de la cavalerie lorsque cette arme est employée pour le choc. Il faudra pourtant attendre la Première Guerre mondiale pour que cette leçon soit définitivement admise.

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