La
IIIe armée allemande écrase lavant-garde du 1er corps
de MacMahon, qui ignore tout de sa présence, à Weissenburg
(4 août).
Deux
jours plus tard, le même scénario se reproduit. La bataille
se déclenche à linitiative des généraux allemands alors
que leur commandant comptait opérer le lendemain. Les assaillants
enveloppent les deux flancs du dispositif français et font
porter leur effort contre le droit avec lappui de 150
canons.
MacMahon
sacrifie sa cavalerie sans pouvoir bloquer la manuvre
ennemie. Couvert par son artillerie, il se replie sur Fröschwiller
où il résiste jusquà la tombée de la nuit. Curieusement,
il ne fait pas soutenir son 1er corps par les 5e et 7e corps
qui viennent dêtre placés sous son commandement pour
former larmée dAlsace. En face, malgré le déclenchement
prématuré de la bataille la IIIe armée engage ses 5 corps
(Ier et IIe bavarois, Ve et XIe prussiens, corps mixte du
Wurtemberg et de Bade).
MacMahon
retraite alors vers Châlons, sans chercher à se rétablir
sur les passages des Vosges. Son armée est séparée de larmée
de Lorraine du maréchal Bazaine, engagée partiellement à Spicheren.
La route de Paris est ouverte pour les Allemands.