De la Restauration au Second Empire
(Contexte géostratégique)
Déroulement des campagnes

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La deuxième Restauration
(1815-1830)

Au plan international, le congrès de Vienne (novembre 1814-juin 1815) a défini un nouvel équilibre européen. Par le second traité de Paris (20 novembre 1815), la France est réduite à ses frontières de 1790. Le 26 septembre 1815, la Russie, l'Autriche et la Prusse forment une Sainte-Alliance. Le 20 novembre 1815 l'Angleterre signe un pacte avec ces trois pays contre l'impérialisme français.

Les passions révolutionnaires nées en France continuent de faire peur aux grandes puissances européennes. Les Cent Jours leur ont montré la fragilité de la monarchie en France. Le système doit donc permettre une réaction efficace et concertée.

Sur le plan intérieur, les maladresse et les erreurs de la première Restauration ont favorisé le retour de Napoléon. Louis XVIII revient en France le 8 juillet 1815, peu après la seconde abdication de Napoléon (22 juin). Pour éviter de nouveaux Cent Jours, la deuxième Restauration va faire régner une terreur blanche, anti-bonapartiste. 19 généraux sont condamnés à mort, dont Ney. Le rétablissement d'un contrôle étroit sur la presse, l'enseignement et la vie politique entraîne le passage à la clandestinité de la plus grande partie de l'opposition.

En octobre 1822, la quadruple alliance autorise la France à entrer en Espagne pour rétablir la monarchie. Cette intervention en Espagne a lieu en 1823 et se termine par l'écrasement de la révolution et le retour au pouvoir de Ferdinand VII.

A la mort de Louis XVIII, Charles X lui succède (16 septembre 1824). L'Université fait également l'objet d'une surveillance étroite de la part du pouvoir royal. Les émigrés sont indemnisés (21 avril 1825). Sur le plan international, la France intervient conjointement avec l'Angleterre et la Russie (1827) pour favoriser l'accession à l'indépendance de la Grèce.


Les armoiries de Charles X

Aux élections de novembre 1827, l'opposition libérale triomphe et insuffle une plus grande liberté dans la vie politique. Mais le ministère de Martignac dure à peine un an et demi (janvier 1828 - 6 août 1829). Charles X le remplace par l'ultra-royaliste Polignac qui dissous la Chambre des députés le 16 mai 1830. Aux élections qui s'en suivent, les libéraux remportent un nouveau succès. Le pouvoir riposte en proclamant les "ordonnances de juillet" (25 juillet 1830) : les libertés acquises par la presse sont suspendues, la loi électorale est modifiée avec un droit de vote réservé aux seuls propriétaires fonciers et la Chambre des députés est de nouveau dissoute.

Ces décisions déchaînent un soulèvement populaire à Paris : les "Journées de juillet" ou "Trois Glorieuses". Les 27, 28 et 29 juillet, des barricades sont érigées dans la Capitale. Les insurgés parviennent à résister aux troupes régulières. Thiers et ses amis politiques font proclamer roi de France le duc d'Orléans, Louis-Philippe, cousin de Charles X (7 août 1830). Ce dernier émigre en Angleterre (16 août). La Monarchie de Juillet est née.

En juin, un corps expéditionnaire français a débarqué en Algérie et s'empare d'Alger (5 juillet). Cette opération a pour but de faire cesser la piraterie dont souffre le commerce maritime en Méditerranée. Elle va se transformer progressivement en guerre de conquête qui va se poursuivre malgré les changements de régime.

 

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