Le
IIe corps darmée sest emparé de la ville frontalière
de Sarrebruck, faiblement défendue (2 août). Il se retire
ensuite au sud-est de la ville, sur les hauteurs de Spicheren.
Le
plan du grand état-major repose sur un double encerclement
du dispositif français. Mais le général von Kameke, commandant
la 14e division dinfanterie croît les Français en pleine
retraite après labandon de Sarrebruck. Il lance donc à lassaut
ses 15 000 hommes en fin de matinée. Vers 16 heure,
il reçoit le soutien dautres divisions.
Malgré leur
infériorité numérique les Français tiennent bon toute la
journée et inflige de lourdes pertes aux assaillants. Les
contre-attaques lancées tardivement échouent cependant devant
le renforcement de lassaillant.
A la
nuit tombée, le général Frossard doit cependant abandonner
sa position sur le point dêtre tournée sur son flanc
gauche. Il na reçu aucun soutien du maréchal Bazaine
malgré ses demandes répétées. Larmée de Lorraine de
ce dernier est séparée de celle dAlsace de MacMahon,
défaite le même jour à Fröschwiller.
Elles ne se rejoindront plus et seront battues séparément.