Battue à Spicheren,
l'armée du Rhin du maréchal Bazaine retraite vers Verdun
où elle doit faire sa jonction avec l'armée du maréchal
MacMahon. Néanmoins, Bazaine préfère préserver ses troupes
et les placer à l'abri des retranchements de Metz.
Pendant
ce temps, la IIe armée allemande effectue un mouvement
tournant qui l'amène sur la route principale entre Metz
et Verdun. Son commandant décide d'attaquer le flanc exposé de
l'armée du Rhin.
Le
16 août au matin, l'assaut débute sur un terrain encaissé,
favorable à la défense. Pendant plusieurs heures, le Ve
corps prussien affronte le 2e corps français renforcé par
le 6e. Le sacrifice de la cavalerie prussienne lui procure
un répit. Bazaine refuse néanmoins de lancer une contre-attaque
générale qui aurait probablement sonné le glas du Ve corps
prussien et du Xe accourut à la rescousse. La route directe
vers Verdun est coupée.
Le
lendemain, Bazaine choisit de placer ses forces en situation
défensive entre la Moselle et l'Orne, près de Metz. Les
deux armées vont de nouveau s'affronter lors de la bataille
de Gravelotte/Saint-Privat.