Officier
du génie, le colonel Denfert-Rochereau commande la place
depuis six ans. Il tire pleinement partie des fortifications
de la ville malgré une garnison composée essentiellement
de gardes mobiles et de gardes nationaux peu entraînés.
Sa
défense élastique s'avère très efficace. Les assaillants
ne se trouvent à porté de tir d'artillerie du cur
de la forteresse que vers la fin du mois de janvier.
La
tentative de dégagement menée par l'armée de l'Est, commandée
par le général Bourbaki et Giuseppe Garibaldi, échoue malgré la
supériorité numérique française (15-17 janvier).
Il
faudra un ordre impératif de l'assemblée française réfugiée à Bordeaux
pour que Denfert-Rochereau accepte de capituler. Les Allemands
lui accorde les honneurs de la guerre : ses troupes quittent
la ville avec leurs drapeaux déployés, leurs armes et leurs équipements
mobiles.