Après
sa victoire contre les Prussiens à Ligny, Napoléon se tourne
vers Wellington qui se retire vers Bruxelles. Il espère le
battre pendant que Grouchy contient le reste de l'armée prussienne.
Le
lendemain, poursuite est rendue difficiles par de fortes
pluies et par l'action énergiques des arrière-gardes britanniques.
Assuré du soutien de Blücher, Wellington décide d'attendre
Napoléon dans une position défensive avantageuse, au sud
de Waterloo.
Le
dispositif ennemi reconnu, Napoléon décide d'attaquer le
18 au matin. Il retarde le moment de l'attaque jusqu'à 11
heures 20 pour permettre au sol, détrempé par les pluies
de la veille et de la nuit, de sécher.
Il
lance le corps de Reille à l'assaut du château de Hougoumont
qui couvre le flanc droit de Wellington. Il espère ainsi
attirer les réserves ennemies puis attaquer au centre avec
le corps d'Erlon. En fait, cette diversion va impliquer plus
de troupes françaises que de troupes anglaises. L'offensive
d'Erlon, débute à 14 heures mais ne peut déboucher. Deux
brigades de cavalerie anglaises qui mènent une trop audacieuse
contre-attaque sont néanmoins anéanties. L'arrivée des Prussiens à l'est
oblige Napoléon à détacher un corps d'armée pour les contenir.
Au
même moment, Ney interprète comme un début de retraite le
mouvement des troupes anglaises qui se mettent à l'abri de
feux de l'artillerie française. Il lance la cavalerie française
dans une série de charges (12 au total) qui se brisent contre
les carrés anglais. Les pièces anglaises, plusieurs fois
abandonnées par leurs servants sont à chaque fois laissées
intactes après le reflux des cavaliers français. Vers 17
heures 30 la cavalerie française est détruite.
Pendant
ce temps, la pression prussienne s'accroît et il faut l'intervention
de la jeune garde pour rétablir la situation. Napoléon pense
néanmoins qu'il est encore possible de remporter la victoire
sur Wellington dont le centre commence à céder sur la gauche,
avec la prise de la ferme de la Haie-Sainte. Une contre-attaque
maladroite, menée par le prince d'Orange, ouvre alors une
brèche dans les lignes alliées. Napoléon réagit trop tardivement
et l'engagement de la moyenne garde, vers 19 heures 30, tourne
au désastre. L'absence de cavalerie se fait durement sentir.
La
déroute de la garde et l'arrivée des Prussiens achèvent de
désorganiser l'armée française qui se débande. Seule la veille
garde conserve sa cohésion et s'avère capable de protéger
le repli de l'empereur et d'une partie de l'armée.
Grouchy
engage l'arrière-garde prussienne à Wavre en fin de journée,
mais il est déjà trop tard.