Le Premier Empire

Contexte géostratégique / Déroulement des campagnes
Vittoria
Date
21 juin 1813
Emplacement
Espagne, une petite ville au sud de la rivière Zabora, 65 km au sud-est de Bilbao
Guerre et campagne
Guerre de la péninsule (1807-1814). Campagne de 1813
 

PROTAGONISTES

Anglais

Français
COMMANDANTS DES DEUX CAMPS
général Marquis de Wellington
Joseph Bonaparte, roi d’Espagne
maréchal Jean-Baptiste Jourdan
FORCES EN PRESENCE
8.317 cavaliers
fantassins :
27.372 Anglais, 27 569 Portugais et 6.800 Espagnols
90 canons
soit 75.152 hommes
7.000 cavaliers
43.000 fantassins
153 canons
soit 57.000 hommes
PERTES

740 tués, 4 174 blessés et 266 disparus

756 tués, 4 414 blessés et 2 829 disparus
151 canons et 415 chariots de munitions capturés
 
Description des opérations

Avec la défaite de la Grande Armée en Russie, il devient impossible pour les Français de se maintenir en Espagne. Joseph Bonaparte choisit de regrouper ses forces sur la rivière Elbro, dans le nord du pays. Wellington mène la poursuite, bien décidé à porter un coup définitif.

Il engage la bataille près de Vittoria en lançant à l’attaque quatre colonnes qui se soutiennent mutuellement. Le centre du dispositif français est percée et ses flancs tournés. Les troupes françaises refluent alors en désordre vers Vittoria. Toute l’artillerie et les bagages sont perdus dans le gigantesque embouteillage qui s’en suit. Leur pillage empêche néanmoins toute poursuite effective.

Après cette débâcle, toutes les troupes françaises doivent évacuer l’Espagne.

 
Particularités

Le butin de l’armée de Joseph Bonaparte et son trésor (30 millions) sont perdus. Le bâton de maréchal de Jourdan est également pris. Wellington l’envoie au prince régent d’Angleterre qui, en retour, le fait maréchal.

Cette bataille a tellement marqué les esprits du temps que BEETHOVEN en a fait une oeuvre musicale "La bataille de Vittoria" où il utilise des pétards, des armes à feu et où l'on peut entendre "Malbrout s'en va en guerre." (cette dernière information nous a été apportée par un de nos lecteurs, Christian Marchandon).

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