Après
sêtre emparé de Ciudad Rodrigo (19 janvier) et Badajoz
(19 avril), Wellington marche sur Madrid. Il trouve en face
de lui larmée française du Portugal commandée par Marmont.
Pendant
une semaine, les deux armées manuvrent sans sarrêter.
Devant la plus grande mobilité des troupes françaises, Wellington
choisit de retraiter et envoie dabord ses bagages vers
larrière.
Lapprenant,
Marmont croit larmée ennemie en pleine retraite et
tente de contourner le flanc droit de Wellington pour lui
couper toute voie de repli. Celui-ci réagit alors avec promptitude
et installe ses troupes en angle droit. Avec son flanc droit
parallèle aux divisions françaises en mouvement, il défait
celles-ci lune après lautre. La situation française
est encore aggravée par la grave blessure de Marmont puis
celle de son successeur, le général Jean Bonnet. Il faut
une vingtaine de minutes avant que le général Claude Bertrand
Clausel les remplace. Il attaque alors la pointe du dispositif
ennemi. Mais Wellington la renforcé et larmée
française bat alors en retraite en pleine confusion.
La
défaite française aurait pu être encore plus complète sans
la fuite des forces espagnoles qui tenait le pont sur la
Tormes à Alba, seule voie de retraite possible.