Le Premier Empire
(Déroulement des campagnes)
Contexte géostratégique

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La guerre contre l'Autriche : 5e coalition
(1809)

Les nouvelles des premières défaites françaises en Espagne incitent les Autrichiens à reprendre les hostilités. Les préparatifs de guerre commencent dès le début de l’année 1809.

En avril, une armée autrichienne envahie la Bavière, une autre la Bohème. Une troisième attaque en Italie et repousse les Français à Sacile (16 avril 1809).

Le même jour, Napoléon arrive à Stuttgart et trouve les forces françaises en Allemagne mal disposées par son chef d’état-major, Louis Alexandre Berthier. Alors qu’il n’a encore rassemblé que la moitié de ses forces, il remporte la victoire à Abensberg (19-20 avril 1809). Le lendemain à Landeshut, les Autrichiens profitent de l’indécision de Masséna pour s’enfuir. Mais le 22 avril 1809 à Eckmül, l’attaque de l’archiduc Charles contre le seul corps de Davout échoue et Napoléon arrive à temps pour infliger une lourde défaite à ses ennemis. Le 23 à Ratisbonne, l’archiduc Charles mène une bataille d’arrière-garde pour donner au reste de son armée le temps de se retirer.

En 7 jours de campagne Napoléon a transformé une situation difficile en une victoire décisive. Le 13 mai il s’empare de Vienne sans opposition.

La guerre n’est cependant pas encore gagnée. Les 21 et 22 mai 1809 à Aspern-Essling, l’empereur lance ses troupes à travers le Danube pour attaquer les Autrichiens. Seule une partie de son armée réussit à franchir le fleuve, elle est repoussée avec de lourdes pertes. Pendant ce temps, Eugène poursuit l’archiduc John qui se retire de l’Italie vers la Hongrie. Il le défait à Raab (14 juin) puis se tourne vers Vienne pour rejoindre l’empereur.

Nullement découragé par son échec, Napoléon prépare avec soin un nouvel assaut. Il rassemble des moyens de franchissement adéquats et, dans la nuit du 4 au 5 juillet, ses troupes traversent le Danube, prenant les Autrichiens par surprise à Wagram. Il s’en suit une furieuse bataille qui dure deux jours (5 et 6 juillet 1809) et se termine par une victoire décisive pour les Français.

La Russie est restée neutre, les débarquements anglais en Belgique et en Hollande ont été contenus. L’Autriche, menacée à revers par les forces polonaises demande un armistice (10 juillet). La signature du traité de Schönbrunn (14 octobre 1809) confirme la domination de la France sur l’Europe. L’Autriche doit encore céder de larges portions de territoires et rejoindre le blocus continental contre l’Angleterre.


Grenadier à cheval de la Garde Impériale en tenue de route 1806-1809
par Benigni

 

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