page
1 - page 2 - page 3 - page
4 - page 5 - page
6 - page 7 - page
8
La
guerre dans la péninsule
(1807 / 1814)
Campagne de 1807-1808
Après
le traité de Tilsit, le Portugal reste un des seuls débouchés
pour les produits anglais sur le continent. Avec la permission
de l'Espagne une armée française commandée par Junot s'empare
du pays (novembre-décembre 1807). Le décret de Milan (17 décembre
1807) renforce le blocus continental. Néanmoins, la contrebande
continue, notamment en Espagne.
Prétextant
garder les côtes espagnoles, une forte armée française (100 000
hommes) s'installe en Espagne (mars 1808). Charles IV et son
fils Ferdinand sont contraints à renoncer au trône au profit
du frère de Napoléon, Joseph. Le 2 mai, des émeutes éclatent à Madrid
puis dans tout le pays. Les troupes françaises sont partout isolées
et les Anglais soutiennent les Espagnols et les Portugais avec
des armes, de l'argent et des troupes. Les troupes françaises
encerclées à Baylen sont contraintes à la
capitulation (22 juillet 1808). Au même moment (20 juillet),
les Français réoccupent Madrid. Mais Junot s'avère incapable
de repousser une armée anglaise (17 000 hommes) débarquée au
nord de Lisbonne (1er août) et commandée par Wellesley, le futur
duc de Wellington. Il est battu à Vimeiro (21
août 1808). Le 30 août par la convention de Cintra, il accepte
de capituler en échange d'une évacuation de ses forces vers la
France sur des bâtiments anglais. Le gouvernement anglais, mécontent,
rappelle Wellesley en Angleterre.
Les
Anglais envahissent alors l'Espagne (35 000 hommes) avec le soutien
des Espagnols (125 000 hommes). Napoléon décide alors d'intervenir
personnellement. Le 5 novembre, il rejoint son armée (194 000
hommes) en Espagne et prend immédiatement l'offensive. Il manouvre
pour couper les Anglais de leurs sources de ravitaillement. Le
4 décembre il prend Madrid et le 20 il assiège Saragosse. Le
1er janvier 1809, il est de retour à Paris.
L'Espagne
semble pacifiée alors que la situation en Europe Centrale demande
son attention. Le 16 janvier 1809, à Corunna,
les Français ne peuvent empêcher le rembarquement anglais. Le
20 février, Saragosse capitule mais le sud de l'Espagne reste
agité.

Gendarme
impérial en Espagne
musée
de l'Empéri de Salon-de-Provence (collections
du Musée de l'Armée)
Campagnes de 1809-1814
Les
Français sont désormais confrontés en Espagne à une guerre de
guérilla où les atrocités ne manquent pas dans un camp comme
dans l'autre. Au mois de mars, les Français envahissent le Portugal
mais sont battus par Wellesley à Oporto (12 mai 1809). Le mois
suivant celui-ci entre en Espagne, soutenu par 100 000 irréguliers
espagnols. Le 28 juillet 1809, la bataille de Talavera est
indécise mais les Français retraitent vers Madrid. Wellesley
ne peut exploiter son avantage en raison de la défection des
Espagnols, jaloux de son succès. Il retraite donc et ceux-ci
sont battus par les Français à la bataille d'Ocana (19 novembre
1809).
L'année
1810 voit les Anglais de nouveau sans allié puissant sur le continent.
Wellington reste donc sur la défensive. Le siège de Cadix commence
en février, il se poursuivra jusqu'en 1812. Les Anglais renforcent
et soutiennent les Espagnols par la mer. Soult mène une nouvelle
invasion du Portugal en juillet. Wellington retraite lentement
vers Lisbonne dorénavant protégée par trois formidables lignes
de fortifications. Le siège est impossible et les forces françaises
doivent regagner l'Espagne.
Après
des escarmouches sur la frontière entre l'Espagne et le Portugal
tout l'hiver, les Anglais remportent deux victoires : Fuentes
de Onoro (5 mai 1811) et Albuera (16
mai 1811). L'offensive française est brisée, néanmoins les Français
réussissent à maintenir leurs positions. Ils remportent même
quelques succès en Espagne, reprenant Tarragone (28 juillet 1811)
et Valence (9 janvier 1812).
Pendant
la première moitié de l'année 1812, Wellington reprend l'offensive.
Entre le 15 et 21 juillet, il manouvre pour prendre l'avantage
sur les troupes de Marmont. Les marches rapides des Français
le contraignent à la retraite. Mais il exploite immédiatement
une poursuite trop confiante de ses ennemis et les bat à la bataille
de Salamanque (22 juillet 1812).
Dans la foulée, il s'empare de Madrid (12 août). La deuxième
partie de l'année est moins favorables aux Anglais qui doivent
retraiter face à la concentration de forces françaises supérieures
en nombre.
En
1813, Wellington prend de nouveau l'offensive. Il détient le
commandement suprême des alliés en Espagne et dispose de 172
000 hommes contre 200 000 Français. Il reprend Madrid (17 mai
1813) puis écrase les Français à Vittoria (21
juin 1813). Ceux-ci doivent retraiter à travers les Pyrénées.
Une contre-offensive menée par Soult échoue à Sorauren, après
6 jours de combats acharnés (26 juillet - 1er août).
En
octobre 1813, Wellington envahie la France. Avec des forces amoindries
par les prélèvements de Napoléon à destination des autres fronts,
Soult peut seulement mener des actions retardatrices. Les Anglais
s'emparent de Bayonne par une opération amphibie et battent les
Français à Orthez (27 février 1814), puis ils prennent Bordeaux
(17 mars). A la bataille de Toulouse (10
avril 1814), Soult abandonne volontairement la ville en apprenant
l'abdication de Napoléon (6 avril).
page 1 - page
2 - page 3 - page 4 - page
5 - page 6 - page
7 - page 8 |