Le Premier Empire
(Déroulement des campagnes)
Contexte géostratégique

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3e coalition
(1805 / 1806)

Menacé par la concentration de la Grande Armée à Boulogne, les Anglais cherchent à reconstituer une coalition contre Napoléon (1805). Les Autrichiens, les Suédois et les Russes comptent profiter de la dispersion des troupes françaises pour attaquer. Leur objectif est d’abord de détruire les forces de Masséna en Italie du nord et de chasser les Français d’Allemagne, puis de se concentrer pour affronter la Grande Armée.


La campagne d’Allemagne et la campagne d’Autriche (1805)

Devinant les intentions de ses adversaires, Napoléon dirige les 200 000 hommes de la Grande Armée vers l’Est (31 août), prenant par surprise ses adversaires qui la croient encore sur les rivages de la Manche. Le gros des forces autrichiennes (100 000 hommes) se prépare à envahir l’Italie. Le reste (50 000 hommes commandés par Mack von Leiberich) pénètre en Bavière alors que l’armée russe (120 000 hommes) s’ébranle à peine vers l’ouest.

Le 26 septembre, les Français franchissent le Rhin. Dans un mouvement tournant magistral, Napoléon coupe les lignes de communications ennemies et encercle les troupes de Leiberich autour d’Ulm où elles capitulent. Cette manœuvre d’Ulm est la plus brillante campagne de Napoléon qui remporte la victoire presque sans combattre.

Il entre ensuite en Autriche et s’empare de Vienne. Laissant des troupes suffisantes pour protéger ses lignes de communication, l’Empereur concentre le reste de ses troupes (65 000 hommes) au nord de la capitale autrichienne, dans une position centrale. Son objectif est d’empêcher la jonction des différentes armées ennemies dont l’effectif total est supérieur au sien :

  • celle de l’archiduc Ferdinand au nord-ouest près de Prague (18 000 hommes),
  • celle des empereurs d’Autriche (Francis II) et de Russie (Alexandre) plus près au nord-est à Olmütz (90 000 hommes),
  • celle des archiducs Charles et John (80 000) bloquée par aux passages des Alpes par les corps de Ney et de Marmont (20 000 hommes) et talonnée par les forces de Masséna (35 000 hommes).

Les deux empereurs décident de manœuvrer autour du flanc droit de Napoléon pour couper ses lignes de communication. Celui-ci les attire alors dans un piège et remporte sa plus éclatante victoire : Austerlitz (2 décembre 1805).

Deux jours plus tard, l’empereur autrichien accepte une capitulation sans condition. Par le traité de Pressburg (26 décembre 1805), l’Autriche cède des territoires en Allemagne et en Italie.


La guerre en mer (1805)

Sur mer, l’amiral Villeneuve réussit à faire appareiller son escadre, bloquée dans Toulon par Nelson (avril 1805). Après un périple dans l’Océan Atlantique, elle jette l’ancre à Cadix avec des bâtiments espagnols.

Napoléon décide alors que cette flotte doit faite sa jonction avec celle basée à Carthagène, puis soutenir la campagne de Masséna en Italie. Villeneuve craint d’être intercepté par Nelson mais obéit de peur d’être relevé de son commandement. Le 21 octobre, il est vaincu à la bataille de Trafalgar. La marine de l’empire est définitivement brisée. La Royal Navy conserve la maîtrise totale des mers et des océans.


Chasseur à cheval de la Garde impérial
en grande tenue de service en campagne - 1805

musée de l'Empéri de Salon-de-Provence (collections du Musée de l'Armée)
photos : Empéri Multimédi@

 

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