Le
8 octobre Napoléon concentre ses troupes pour envahir la
Prusse. Il forme trois colonnes parallèles séparées dune
quinzaine de km qui avancent rapidement et dépassent le flanc
gauche prussien. Lempereur ordonne alors à Davout et
Bernadotte de se déplacer vers louest pour couper les
lignes de communication ennemies pendant quil concentre
le reste de ses forces à Iéna. Seul Davout interprète bien
ses ordres. Il va se retrouver en situation de bloquer le
gros de larmée prussienne, commandé par Brunswick, à Auerstadt.
Le
reste de larmée prussienne est dispersé entre Weimar
et Iéna pour protéger la manuvre de Brunswick. Napoléon
balaie son adversaire du champ de bataille sans même avoir à engager
la totalité des troupes à sa disposition (100.000 hommes).
Son assaut est soutenu par une grande batterie mise en place à grand
peine sur les hauteurs de Landgrafenberg. Les compagnies
dartillerie cheval du corps de Lannes précipitent même
la déroute de lennemi en se portant en avant de linfanterie
pour des tirs à courte portée (150 mètres).
Pendant
ce temps Davout résiste aux assauts de Brunswick dont larmée
se désagrège à la nouvelle de la défaite de Iéna. Les deux
victoires, obtenues le même jour à une vingtaine de km de
distance, se terminent par la destruction de larmée
prussienne.