Le Premier Empire

Contexte géostratégique / Déroulement des campagnes
Borodino (La Moskowa)
Date
7 septembre 1812
Emplacement
Russie, un village sur la rivière Moskowa, 120 km à l’ouest de Moscou
Guerre et campagne
Guerre de la 6e coalition (1812-1814). Campagne de Russie (1812)
 

PROTAGONISTES

Russes

Français
COMMANDANTS DES DEUX CAMPS
maréchal prince Mikhail Golenishev-Kutuzov
Napoléon Ier
FORCES EN PRESENCE
82.000 fantassins
24.500 cavaliers
640 canons
soit 120.800 hommes
56.000 fantassins
28.000 cavaliers
587 canons
soit 130.000 hommes
PERTES
40.000 tués, blessés ou capturés
30.000 tués, blessés ou capturés
 
Description des opérations

Devant la supériorité de la Grande Armée Kutuzov décide de retraiter pour affaiblir son adversaire en allongeant ses lignes de ravitaillement. Napoléon tente de mettre définitivement hors de combat la principale armée russe avant d’être à court de ravitaillement et l’arrivée de la mauvaise saison. Moscou menacée, Kutuzov décide cependant de livrer bataille dans une position défensive favorable.

Le dispositif russe comprend de nombreuses redoutes, dont la principale, au centre, armée de 21 pièces. Napoléon constitue alors face à ce centre russe trois grandes batteries, avec l’artillerie de la Garde et des pièces prélevées sur tous les autres corps. Elles regroupes 110 canons et 16 obusiers.

Après une timide tentative d’enveloppement des ailes russes, l’effort français se porte au centre. Davout, soutenu par Ney, s’empare de la grande redoute russe mais doit l’abandonner face aux contre-attaques russes. 80 pièces d’artillerie sont alors hissées sur les hauteurs encore tenues. Leur tir provoque des pertes terribles dans les rangs russes qui stoppent leur attaque.

Les heures suivantes près de 400 bouches à feu déversent un déluge de feu sur les troupes russes. Les échanges de tirs entre les deux camps ne donnent lieu à aucune manœuvre. L’empereur souffre alors d’une faiblesse qui l’empêche d’assumer le commandement effectif des opérations.

A la nuit tombée les Russes décrochent en bon ordre. Les pertes sont terribles dans les deux camps car la bataille s’est essentiellement résumée à un choc frontal avec des tirs d’artillerie intenses. Les Français perdent ainsi 43 généraux et 110 colonels.

 
Particularités
Si l’on s’en tient à l’estimation la plus fiable, celle de Gourgaud (aide de camp de l’empereur), la consommation de l’artillerie aurait été ce jour là de 91.000 coups ce qui en ferait la plus forte canonnade des guerres napoléoniennes. L’infanterie n’est d’ailleurs pas en reste avec 1 millions et demi de cartouches tirées.

Il fallut employer les chevaux des équipages de pont pour recompléter les approvisionnements rapidement.

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