Devant
la supériorité de la Grande Armée Kutuzov décide de retraiter
pour affaiblir son adversaire en allongeant ses lignes de
ravitaillement. Napoléon tente de mettre définitivement hors
de combat la principale armée russe avant dêtre à court
de ravitaillement et larrivée de la mauvaise saison.
Moscou menacée, Kutuzov décide cependant de livrer bataille
dans une position défensive favorable.
Le
dispositif russe comprend de nombreuses redoutes, dont la
principale, au centre, armée de 21 pièces. Napoléon constitue
alors face à ce centre russe trois grandes batteries, avec
lartillerie de la Garde et des pièces prélevées sur
tous les autres corps. Elles regroupes 110 canons et 16 obusiers.
Après
une timide tentative denveloppement des ailes russes,
leffort français se porte au centre. Davout, soutenu
par Ney, sempare de la grande redoute russe
mais doit labandonner face aux contre-attaques russes.
80 pièces dartillerie sont alors hissées sur les hauteurs
encore tenues. Leur tir provoque des pertes terribles dans
les rangs russes qui stoppent leur attaque.
Les
heures suivantes près de 400 bouches à feu déversent un déluge
de feu sur les troupes russes. Les échanges de tirs entre
les deux camps ne donnent lieu à aucune manuvre. Lempereur
souffre alors dune faiblesse qui lempêche dassumer
le commandement effectif des opérations.
A la
nuit tombée les Russes décrochent en bon ordre. Les pertes
sont terribles dans les deux camps car la bataille sest
essentiellement résumée à un choc frontal avec des tirs dartillerie
intenses. Les Français perdent ainsi 43 généraux et 110 colonels.