Le Premier Empire

Contexte géostratégique / Déroulement des campagnes
La Bérézina
Date
26-28 novembre 1812
Emplacement
Biélorussie, sur les berges de la rivière Bérézina, près de Borisov
Guerre et campagne
Guerre de la 6e coalition (1812-1814). Campagne de Russie (1812)
 

PROTAGONISTES

Russes

Français
COMMANDANTS DES DEUX CAMPS
maréchal prince Mikhail Golenishev-Kutuzov
Napoléon Ier
FORCES EN PRESENCE
72.000 hommes
31.000 hommes engagés
PERTES
au moins 10.000 hommes
30 à 45.000 hommes
 
Description des opérations

La retraite de la Grande Armée s’est transformée en déroute. Le manque d’approvisionnements, l’hiver et l’action des forces russes pousse Napoléon à retraiter encore plus loin alors que ses ennemies tentent de le prendre au piège.

Ils croient l’avoir bloqué à la Bérézina mais les pontonniers français réussissent à mettre en place des ponts provisoires sur la rivière malgré les blocs de glaces emportés par le courant. Cependant, les Russes sont présent des deux côtés de la rivière. Ney et Oudinot doivent se battre pour conserver une voie de repli sur la rive gauche.

Le soir du 26, seul le corps de Victor (10.000) est encore en position sur la berge est. Il doit repousser des assauts menés par des forces quatre fois supérieures en nombre. L’appui des derniers canons en position sur l’autre côté de la rivière lui permet de tenir jusqu’à la nuit puis de décrocher. Mais il doit abandonner ses blessés ainsi qu’un grand nombre de déserteurs (environ 7.000). Ils seront tous massacrés par les Cosaques.

La Grande Armée ne compte alors guère plus de 10.000 hommes en état de combattre.

 
Particularités

Les pertes françaises lors de la campagne de Russie sont sujettes à controverses. Elles sont probablement supérieures à 300.000 hommes contre 250.000 aux Russes. Néanmoins la Grande Armée est pour une large moitié composée d’étrangers à l’ouverture de la campagne.

En outre de nombreuses unités ont été dispersées pour tenir les voies de communications et les flanc sud et nord. Par ailleurs, les évacuations de blessés et surtout de malades sont probablement nombreuses au début de la campagne. Enfin, les désertions sont très nombreuses pendant toutes les campagnes de l’empire et le taux augmente encore lors des expéditions lointaines.

Si la campagne de Russie porte un coup terrible à la capacité de combat de la Grande Armée, il s’inscrit cependant dans un affaiblissement progressif tout au long des guerres de la Révolution et de l’empire. Et comme pour l’armée allemande de la Seconde Guerre mondiale, la Grande Armée conservera jusqu’à la fin une ossature de grognards.

Les pertes les plus graves concernent les chevaux : la cavalerie, l’artillerie et le train sont presque entièrement démontés. La Grande Armée perd une grande partie de sa mobilité en raison de la qualité inférieure de la remonte.

Les défaites à venir sont surtout la conséquence d’une meilleure coordination des alliés qui ne laissent plus Napoléon les battre en détail.

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