Que ce soit
Rome, poursuivant son appropriation
des anciennes terres de Carthage
contre les Numides ou Charles Quint,
préoccupé du
sort des chrétiens
réduits en esclavage
par les pirates ottomans,
les plus puissantes nations
et les plus grands souverains
ont un jour posé leur
regard sur le continent africain.
Plus tard, la conquête
de l’Algérie
a représenté pour
la France de Charles X une échappatoire
politique destinée à faire
revivre les expéditions
napoléoniennes et à masquer
le retour d’une monarchie
en pleine montée
absolutiste.
En Grande-Bretagne,
l’enthousiasme est
grand lorsque les troupes
de sa majesté Victoria
entreprennent en 1879 de
réduire la menace
zouloue qui pèse sur
les colonies d’Afrique
du Sud, avant que le cuisant
revers d’Isandlwana
ne marque la fin du mythe
de l’invincibilité britannique.
Plus d’un siècle
plus tard, des soldats français
se battront dans les dunes
du Grand Erg Occidental en
1957 pour sauver les restes
d’un empire
colonial. Leur lutte est
remarquable sur le plan militaire
avec l’expérimentation
victorieuse des premiers
assauts héliportés.
Plus près de nous,
la guerre froide fera de
l’Afrique son terrain
de jeu. L’Ogaden, pauvre
région éthiopienne,
ne sera en 1977 qu’une
de ces guerres par procuration
entre les deux blocs, une
nouvelle guerre d’Espagne
au cours de laquelle de nouvelles
armes seront testées.
Bonne
lecture
Gautier
Lamy