Chers
lecteurs,
La
guerre de course
a connu des jours
heureux dans l’océan
Atlantique, à l’image
des campagnes du
Königsberg,
du Karlsruhe ou
encore du Kronprinz
Wilhelm,
ranimant les souvenirs
de
corsaires des Caraïbes
au temps de la marine à
voile. Parfois laborieuse
mais toujours palpitante,
ces campagnes étaient
le fait de navires
isolés
agissant le long
de routes
maritimes fréquentées,
utilisant l’effet
de surprise pour
mettre à mal
l’écrasante
supériorité des
marines de la Triple-Entente
et perturber leur
trafic commercial.
Dans
le Pacifique, c’est à une
véritable
guerre d’escadres
que se livrent les équipages
de la Marine impériale
allemande. L’escadre
de l’amiral
Von Spee mobilise
dans les premiers
mois de
la guerre toute l’attention
de ses ennemis, qui
n’ont d’autre
obsession que de
mettre un terme à ses
agissements, essuyant
le revers de la bataille
de Coronel avant
de croiser le fer
pour de bon lors
de la grande
bataille des Falkland.
Par sa campagne dans
l’océan
Indien, l’Emden recueille sa part
de lauriers,
semant la panique
sur les voies maritimes
reliant l’Asie
au canal de Suez,
solidement tenues
par les Alliés,
et menant avec succès
l’attaque
du port de Madras.
Le
deuxième
volet de l’étude
de Pierre Iltis s’appuie
sur une matière
encore plus abondante,
s’attachant
comme à son
habitude à détailler
les opérations
maritimes comme leurs
implications
logistiques,
au rang desquelles
le charbonnage occupe
la première
place, les récits
de combats et les
histoires d’hommes.
Iconographie, cartographie
détaillée
et fiches techniques
ne rendent le récit
que plus passionnant.
Bonne
lecture
Gautier
Lamy