Chers
lecteurs,
En
1805, la Grande
Armée et
l’Empereur
atteignent leur
apogée.
Aucune des nombreuses
victoires remportées
par la suite ne
possédera
l’aura des
succès éclatants
d’Ulm et
d’Austerlitz.
Ceux–ci trouvent
leurs sources dans
les campagnes des
années précédentes
qui vont permettre à la
troupe et à son
chef de gagner
en maturité.
Les deux campagnes
d’Italie
et celle d’Egypte
sont pour Napoléon
une période
d’exploration
et de tâtonnements.
Tant sur le plan
de la pensée
militaire que sur
le plan de l’organisation
de l’armée
ou de la conduite
de la guerre, il
fixe ses idées
et développe
alors les principes
qu’il appliquera
durant toutes les
campagnes de l’Empire.
Napoléon
recherche toujours
la supériorité numérique
sur ses ennemis.
Si celle–ci
ne lui est pas
acquise initialement,
il tente de l’obtenir
au moment de la
bataille décisive
qu’il recherche
toujours. Ses manœuvres
peuvent être
regroupées
en deux grands
ensembles?: la
manœuvre sur
les arrières
et la manœuvre
en position centrale.
Bien sûr,
toutes les deux
font l’objet
de multiples variantes
en fonction des
circonstances propres à chaque
opération
et il apparaît
souvent difficile
de les appliquer à la
lettre. La campagne
de 1805 ne fait
pas exception à la
règle.
Car
cette campagne
fut tout sauf une
promenade de santé.
Napoléon
est en permanence
sur le fil du rasoir, à la
merci d’un
coup du sort ou
de la patience
d’ennemis
supérieurs
en nombre qui peuvent
l’attirer
loin de ses bases
et ne manquent
pas de courage
sur le champ de
bataille.
Campagne
complexe sur le
plan militaire,
elle ne l’est
pas moins sur le
plan diplomatique
avec une coalition
hétéroclite
et un Napoléon
contraint d’abandonner
ses projets d’invasion
de l’Angleterre
pour combattre
sur le continent.
Nous vous proposons
donc près
d’une quarantaine
de cartes pour
mieux comprendre
des processus décisionnels
qui préfigurent
les victoires mais
aussi les désastres à venir.
Bonne
lecture et bonnes
fêtes de
fin d’année
Jean-Philippe
Liardet (dr)