11
septembre 2001,
Les
terroristes
frappent en plein
coeur de New
York,
sur un territoire
continental pourtant
pratiquement épargné par
les puissances
de l’Axe
pendant la Seconde
Guerre mondiale.
Dépourvue
d’un réel
réseau
d’espionnage
et d’action
sur le territoire
américain
mais aussi peu
entreprenante
avec ses forces
spéciales,
l’Axe ne
sera pas capable
de préfigurer
le coup d’éclat
d’Al
Qaida.
L’impact
psychologique
de cet événement
et la réaction
américaine
démontrent
pourtant que
laplupart des
projets de
l’Axe
n’auraient
pas eu d’influence
majeure sur
le cours du
conflit,
sauf à disposer
de l’arme
atomique. Or,
les Allemands
se sont
davantage concentrés
sur le vecteur
que sur l’arme,
ce qui donna
lieu à des
projets de
missiles balistiques
intercontinentaux
ou d’ailes
volantes à réaction
très
innovants que
l’on
retrouvera
dans les arsenaux
de
la Guerre froide,
souvent réalisés
d’ailleurs
par les mêmes
chercheurs
pour un camp
ou pour
l’autre.
Mais,
même
les moyens
disponibles
furent mal
employés.
La flotte
aéronavale
japonaise
n’exploita
pas sa supériorité pour
achever son
travail de
destruction à Pearl
Harbor ou
pour attaquer
des objectifs
stratégiques
sur la côté ouest
des Etats-Unis
ou le canal
de Panama.
Des moyens
importants
furent pourtant
gaspillés
dans les
Aléoutiennes
ou à Guadalcanal,
bien loin
de tout objectif
stratégique… Faute
d’être
informée à l’avance
du déclenchement
du conflit,
la flotte
sous-marine
allemande
ne pourra
profiter
que marginalement
des vastes
terrains
de chasse
mal protégés
des premiers
mois du conflit.
Faute
de s’emparer
de Gibraltar
et de construire
assez tôt
des porte-avions,
la Kriegsmarine et la Regia
Marina ne
pourront
unir
leurs forces,
pour frapper
les
convois
transatlantiques
et les villes
de
la côte
est des Etats-Unis
mais aussi pour
soulager
la pression
sur la
Kido
Butai.
Pourtant,
il faudra
attendre
la victoire
inespérée
de Midway
puis l’entrée
en service
des nouveaux
porte-avions
américains
pour que
l’équilibre
bascule définitivement
en faveur
des Anglo-saxons.
Que
d’occasions
gâchées
donc par
une alliance
incapable
d’opérer
de concert
aussi bien
contre
les Etats-Unis
que contre
l’URSS
! Que d’énergie,
de moyens
et de temps
gaspillés
dans des
projets
irréels
et tardifs
qui contribuent à prolonger
le mythe
d’une
victoire
possible
malgré l’enchaînement
des défaites
sur les
champs
de bataille
! Avec
ce numéro,
Yann Mahé fait
un point
exhaustif
sur ce
sujet passionnant.
Bonne
lecture
Jean-Philippe Liardet (dr)