Chers
lecteurs,
Le
combat aérien
présente
quelques spécificités
remarquables
par rapport aux
autres formes
de combat: il
faut d’abord
savoir maîtriser
une machine volante,
idée qui
semblait folle à l’ensemble
des hommes à peine
cent ans plus
tôt; c’est
ensuite un duel
entre deux pilotes,
avec une hiérarchisation
induite par les
palmarès;
c’est enfin
un outil pour
frapper les forces
navales et terrestres
qui ne peut cependant
pas les remplacer.
Demain,
l’homme
ne sera plus
présent
dans l’avion… nous
promettent les
chercheurs. Les
décideurs
politiques à la
recherche du
zéro mort
sont fascinés
par cette possibilité de
faire un carnage
chez l’ennemi
sans risquer
la vie de leurs
citoyens. Il
deviendra ainsi
plus facile de
déclarer
et de conduire
une guerre.
Mais
que se passera-t-il
contre un adversaire
d’un niveau
technologique équivalent?
Brouillage et
miniaturisation,
mais surtout
capacité à décider
et à appréhender
une situation
complexe, pourraient
conserver à l’homme
une place prépondérante
sur le champ
de bataille.
Souvent à la
recherche d’un équilibre
plus ludique
qu’historique,
les jeux de stratégie
informatiques
ont une propension à se
tourner vers
le multijoueur
plutôt
que vers l’intelligence
artificielle.
C’est un
signe sur lequel
chercheurs et
décideurs
politiques devraient
se pencher.
Bonne
lecture !
Jean-Philippe Liardet (Dr)